‹ La demoiselle à marier, ou, La première entrevueChapitre 32 sur 53 · SCÈNE XIY · texte numérisé non relu

SCÈNE XIY

un diable, un ëcervelë, un excellent cœur, qui m'a donné plus de tapes... il a dû vous parler de moi , Ducoudrai , Ducoudrai d'Epernay.

ALPHONSE

M. Ducoudrai ! oh ! mais très souvent; il vous aimait beaucoup.

DUCOUDllAl.

Et moi donc? mais oii diable avais-je la tête? Luceval, Luceval, je disais aussi : je connais ce nom-là; c'était sa sœur qui avait épousé un Luceval, avocat général.

ALPHONSE

Justement, mon père.

DUCOUDRAI.

Parbleu , je connais tout cela.

ALPHONSE

Que je suis heureux ! un ami de mon oncle.

M. et MADAME DUMESNU..

C'est charmant! quelle rencontre !

DUCOUDRAI.

Un gaillard que j'ai vu pas plus haut que ça , eh bien ! ce que c'est que de ne pas s'expliquer pourtant, concevez-vous? à la première vue, vous ne me plaisiez pas, oh ! mais du tout.

ALPHONSE, souriant.

Eh! mais, franchement, ni vous non plus.

DUCOUDRAI, riant.

Vraiment' c'est très drôle; d'anciens amis.

ALPHONSE

Mais j'espère maintenant que nous nous verrons

souvent avec mes bons voisins. ( a Dueoud.ai Vous êtes chasseur ?

DUCOUDRAÎ.

Oui , le dimanche.

ALPHONSE

J'ai six cents arpens de bois à votre disposition.

DUCOUDRAI , lui ilonnanl une poignée de main.

Six cents arpens ! c'est qu'il est 1res aimable te jeune homme-là.

ALPHONSE

Air de Preville et Taconnct.

D'excellens vins ma cave est bien l'ouniie ; Venez souvent.

DUCOUDRAr.

Quel espoir m'est offert!

ALPHONSE

El j'ai de plus un l)omnie de génie, Un cuisinier, élève de Robert.

DUCOUDRAI.

Un cuisinier, élève de Robert!

C'est une existence de prince!

Dans son château je nous vois réunis ;

Et quel bonheur, mes chers amis ,

De nous aimer comme en province,

Et de diner comme à Paris ?

M. DUMESNIL

Ce sera charmant ! mais en attendant, chacun a ses affaires, a Ducoud.ai. ; Car j'ai ma recette d'aujourd'hui, à laquelle tu vas m'aider. Ma fennne a ses occupations de ménage, t a Aipiiunse ) Vous voyez que nous vous traitons en ami; et pour commencer, ne vous gênez plus avec nous; voilà des crayons, de la musique;

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