ALPHONSE, CAMILLE
CAMILLE entre en s.iutant el ciiauloiit.
L'amour Un joui'...
.^pr.cevai.i Lucrvii.) Ah, pardoH , monsicur
4oo LA DEMOISELLE A MARIER.
ALPHONSF.
Je conçois, mademoiselle, que ma présence doit vous étonner.
CAMILLE
Nullement. Mon père m'a dit que vous vouliez bien nous traiter en voisins, et que vous restiez à dîner; c'est un beau trait, et cela prouve que vous n'avez pas de rancune.
ALPHONSE
Moi, de la rancune ! et de quoi?
CAMILLE
De l'ennui que vous avez éprouvé ce matin ; et je m'en veux, pour ma part, d'y avoir contribué.
ALPHONSE, un peu troublé.
Comment, mademoiselle.... (Apan.) Maintenant qu'elle sait que je l'ai refusée , ma position est très désagréable. ( Haut. ) Je vous prie de croire que des raisons qui me sont personnelles...
CAMILLE, à part.
Ah, mon Dieu! le voilà comme j'étais ce matin, embarrassé , mal à son aise. ( a Alphonse. Rassurez-vous, monsieur, et remettez-vous bien vite; je ne suis point fâchée , je ne vous en veux point, au contraire ; et la 'preuve, c'est que je venais de moi-même vous remercier, et vous tenir compagnie.
ALPHONSE
De vous-même ?
Eh ! oui , me voilà sûre que vous ue m'épouserez pas; alors je n'ai plus peur; d'ailleurs, mon parrain