II. — — — fr
wtÉ$MÊXê wmsêêê&$ê
pmm
MllilMMiflp
SSif
MHS
nombre de torsades composant les mailles diffère dans les deux dentelles; de plus, le réseau, uniforme dans la Malines, est le plus souvent orné de points d’esprit dans le point de Lille; enfin, les arabesques en plat sont généralement plus larges dans le point de Lille que dans la Malines et elles sont fréquemment ornées de petites ouvertures à jour qui en accentuent les reliefs.
Certaines dentelles, fabriquées seulement à Turnhout.
d’un bonnet (fig. 58\ Telle est, dans certains de ces volants, la finesse du réseau et la délicatesse du plat, qu’à première vue on serait tenté de les prendre pour de la Malines. Cependant un examen attentif les fera toujours reconnaître : les mailles du point de Lille courent dans un sens contraire à celui de l’engrèlure, tandis que celles de la Malines sont disposées parallèlement à l’engrèlure; le
Fig. 63. — Point de Brabant. [Voy.p. 136.)
LES INDUSTRIES A DOMICILE EN BELGIQUE
rappellent encore davantage leur illustre rivale : ce sont les volants en point de Lille destinés à la France (fig. 60). Ici, l’imitation est presque complète : bords festonnés, forme des rinceaux, finesse du plat, rien n’y manque; même, il n’y a pas de points d’e'sprit dans le réseau et celui-ci ne se distingue du réseau de la Malines que par la forme de ses mailles. Cette dentelle est assez demandée à Paris et certains fabricants n’hésitent pas à Py faire passer pour de la Malines authentique.
Les figures 62 et 63 reproduisent une variété de point de Lille, que M.Carlier, fabricant à Bruxelles, a créée récemment et à laquelle il a donné le nom de point de Brabant. Cette dentelle, destinée à l’ameublement, se rattache au point de Lille par son réseau, tandis que les jours reproduisent l’ancien fond du point de Paris, dont il sera question plus loin. Le dessin est emprunté à un vieux point de Paris qui s’est fait jadis en Espagne. Le point de Brabant est confectionné par quelques ouvrières aux environs de Louvain et à Turnhout.