‹ La dentelle et la broderie sur tulle (volume 2)Chapitre 22 sur 69 · NEW · texte numérisé non relu

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du point de Paris des ornements analogues à ceux de la célèbre dentelle belge et ainsi prit naissance le point de Paris moderne.

Le réseau de cette dentelle a été décrit plus haut (en note de la page 130 ; la facilité relative de son exécution a été cause que, dès le XVIIIe siècle, le point de Paris fut introduit et fabriqué chez nous.

On le rencontre surtout à Turnhout. Les ouvrières de cette ville exécutent en point de Paris d’assez jolis volants à bords droits ou festonnés, dont les ornements, entourés de gros cordonnets, ressemblent surtout à ceux du point

Fig. 69. — Point de Paris (fabriqué à Marche).

Prix payé à l’ouvrière : 1 franc le mètre .

Prix payé à un facteur local : fr. 1.35 le mètre.

de Lille. Ces dentelles manquent souvent de fini, les fabricants de Turnhout en confiant rexécution aux ouvrières incapables de faire la Malines. Leur aspect est aussi beaucoup moins séduisant que celui de la Malines : le fond est plus lourd et le plat, bien que plus accentué comme relief, ressort beaucoup moins bien. Certains volants en point de Paris, relevés par des jours en point de Lille (fig. 67) ou en fond de neige (fig. 68), sont cependant d’un aspect plus agréable.

LES INDUSTRIES A DOMICILE EN BELGIQUE

point de Paris, d’après les dessins rudimentaires que leur fournissent les facteurs de l’endroit. On y fabrique également du point de Paris en soie noire assez finement exécuté (fig.73); hormis ce cas, le point de Paris, tout comme le point de Lille, est toujours exécuté en fil de coton.

On désigne souvent sous le nom de façon de Matines les points de Lille et de Paris et, en général, toutes les dentelles dont les fleurs et les ornements sont entourées du gros 111 plat caractéristique de la Malines proprement dite, quelle que soit la forme et la disposition des mailles formant le fond de la dentelle. On doit comprendre sous ce terme générique le Pottekant , grosse dentelle qu’on fabriqua à Anvers dès le XVIe siècle et qui ne ressemblait à la Malines que par le cordonnet dont on entourait les ornements. On la faisait dans certains béguinages et dans le dessin figurait toujours un vase, d’où le nom de Pottekant (dentelle à pot). On variait la forme et les ornements du vase et les fleurs qui en sortaient, selon la fantaisie (1).

Au XVIIIe siècle, cette dentelle fut exécutée par les ouvrières d’Anvers, pour faire face aux commandes de Malines, qui augmentaient toujours.

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