Chapitre VI. — Habitation. — Hygiène. — Moralité
La dentellière est presque toujours pauvre. — Rarement sa pauvreté confine à la misère noire. — Dans les campagnes et dans les villes de Bruges, Turnhout, Ypres, Courtrai et Lierre, les maisons des dentellières et des brodeuses sur tulle sont assez bien tenues. —
Par contre, à Louvain, à Malines et surtout à Saint-Trond, la misère des habitations est affreuse. — La confection des dentelles, prise en soi, n’est pas un métier nuisible à la santé. — Elle prédispose celles qui s’y adonnent à la propreté, mais leur fait assez souvent négliger les soins du ménage. L’hygiène des ouvrières est meilleure dans les campagnes que dans les villes. — Le grand air et l’exercice sont nécessaires aux ouvrières, surtout à celles qui n’ont pas dépassé l’âge delà croissance. — Les maladies des ouvrières, à Turnhout et à Lierre. — Les décès infantiles à Turnhout. — Au double point de vue de la mortalité et de la moralité, les villes où la population féminine s’adonne à la grande industrie sont dans une situation beaucoup plus mauvaise que les centres où la dentelle est encore florissante.
— Comparaison, à ce double point de vue, de Gand et de Bruges.