O mort! sœur aînée des amours! (Proudhon
(1841-1830) se maintient à 27,1. La natalité (toujours énorme en Saxe) se maintient de même.
Mais ensuite, pendant vingt ans (1851- 1870), la mortalité augmente (elle passe de 27 à 29) : la natalité augmente aussi (elle passe de 39 à 4-0 puis à 43).
Puis, pendant trente ans (1871- 1900), la mortalité baisse (elle passe de 29 à 28 puis à 24) ; la natalité baisse aussi, de 43 à 39, c’est-à-dire qu’elle revient à ce qu’elle était en 1831-1860.
La nuptialité a suivi, mais d’assez loin, les mêmes alternatives. Elle a augmenté jusque vers 1870, pour baisser légèrement ensuite.
Il est intéressant d’étudier les mouvements delà mortalité saxonne âge par âg’e. On pourrait supposer en effet que l’élévation de la mortalité générale pendant la période 1871-1890 (époque de forte natalité) n’est qu’une apparence due à 1 existence de nombreux enfants.
L’analyse de la mortalité par âges fait voir qu’il n’en a pas été ainsi, et que la mortalité s’est réellement élevée pendant cette période, de même qu’elle s’est réellement abaissée pendant les 10 années suivantes.
C’est ce que montrent les chiffres suivants :
Voici, tout d’abord, ce qui concerne la première
enfance :
Fig. 7. — Royaume lie Saxe.
— Variations de la natalité et de la mortalité dans les soixante dernières années du xix° siècle. — Sur 1 .000 habitants, combien de naissances (ligne supérieure), combien de décès (ligne inférieure), par an, dans chacune des 6 périodes décennales indiquées (1841- 1900) ?
Saxe. — Sur J .000 nés vivants, combien de décès de 0 à 1 an 1 :
Les autres âges sont groupés ainsi qu’il suit par les documents saxons pour la période 1841-70 :
Saxe. Sur 1.000 vivants de chaque âge , combien de décès
en un an :