‹ La Dépopulation de la FranceChapitre 15 sur 37 · ENT · texte numérisé non relu

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deviennent de plus en plus nombreux depuis 1884, prouvant ainsi que la loi Naquet répondait bien à une nécessité sociale; en 1884 il y a eu 1.657 divorces ; en 1885, 4.277; en 1888, 4.708 ; en 1893, 6.184 ; en 1896, 7.051 et 7.741 en 1901.

Le tableau suivant (1) montre que notre coefficient de nuptialité est légèrement inférieur à celui des grandes nations européennes, mais supérieur à celui des petits États.

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Si nous pensions que l'accroissement du nombre des mariages est indispensable à la prospérité d’une nation, nous aurions lieu d’être attristé, et notre peine augmenterait en considérant les chiffres donnés par M. Cauderlier (2) comme coefficients de maria-

bilité féminine pour notre pays :

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(1) Bulletin de l’Institut international de statistique, t. XX, p. 26, chiffres pour 1891.

(2) Cauperuier : les Lois de la population et leur application à la Belgique, 1899, p. 139 à 144.

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Ce qui revient à dire: en 1862, ilse mariait dans l’année 921 femmes sur 1.000 de la génération féminine, tandis qu’en 1890 ils’en mariait seulement 822 ; ou, en d’autres termes, en 1890, près du cinquième des femmes devaient rester célibataires.

La France est, avec l'Angleterre, le pays où l'on se marie le moins, voiciles coefficients de mariabilité :

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Nous ne tirerons dès maintenant aucune conclusion de tous ces chiffres, nous réservant de le faire lorsque nous discuterons les causes de dépopulation.

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