‹ La dépopulation de la France; ses conséquences, ses causes, mésures à prendre pour la combattreChapitre 41 sur 149 · M IN -* O TO "O 1- t> "^ 35 -h O ?1 -* 1- M .O © M X N · texte numérisé non relu

M IN -* O TO "O 1- t> "^ 35 -h O ?1 -* 1- M .O © M X N

1 8)XOifl-*X^(5q;0^^v(i(MrHS^^THXr<^00

»CX3XX35Xa0505X0)3iO35O>*r-OXr"M

« to

ta

«* C5 35 :n » 33 "* OS O (N N 9) i.O ^ ;0 1- 3. M CM 51 ^- 35 X — ^1 - ;.- X JO O — -? M O: :c -n O 35 '-3 51 :- 3 t^ X X OS

1 5lv1itCri030TH^(N'*ri^l-X(M3r"9l^OTHOn

co«*-^J'"--T<ro^-<*'-^<«t<~*"*-*»*«*,if5^5^)r-yo«î*<-*:oco

ce

SE

t-t^ÊJj . ■. .'

0 œ CO c- 1- f M^ l^ t- h h h [^ h t- |> [^ h h t^ ^ ' 1 MX 00

en un demi-siècle. Ils n'avaient aucune tendance à baisser. Nous sommes beaucoup mieux renseignés sur la ville

de Taris. A partir de 1670, la statistique publiée mois par mois nous est parvenue presque tout entière. Nous la résumons par le tableau ci-joint (p. 122).

Nous n'avons malheureusement aucun recensement pour éclairer les chiffres antérieurs à la Révolution. Nous ne pouvons par conséquent calculer ni la nuptialité, ni la natalité, ni la mortalité, qu'à partir de 1781. On remarque l'élévation des chiffres : pour 1 .000 habitants environ 10 mariages, 39 naissances et 38 décès. Ce sont des chiffres très considérables.

Ce qui frappe tout d'abord à l'aspect de notre tableau, c'est que les chiffres absolus ne se modifient guère avec le temps ; il est manifeste que la population n'a pas dû varier beaucoup au cours du xviue siècle.

On remarque en outre combien il est fréquent que le nombre des décès l'emporte sur celui des naissances. De 1709 à 1788 on ne compte pas moins de 34 années (c'està-dire presque la moitié) dans lesquelles la mortalité l'a emporté sur la natalité.

L'année 1709, célèbre par l'extraordinaire rigueur de l'hiver (tellement exceptionnel que la mer gela sur les côtes de France), entre naturellement dans ce chiffre, ainsi que l'année 1710, où les naissances furent très rares, et les décès encore très nombreux ; d'autres périodes, très mauvaises pourtant, n'ont pas fait sur les contemporains la même impression ; telles furent les six années 1738-1743.

Le rapport calculé dans la colonne /, nous montre une natalité Iris élevée1 avec une très légère tendance à la dimi-

1. Le rapport que nous calculons ne fait pas connaître le nombre moyen d'enfants par mariage, puisque nous ne pouvons pas distinguer Lee naissances légitimes des naissances illégitimes, toujours très nombreuses .i Paris.

liais ce rapport permel d'apprécier la natalité en l'absence du M ,. . . naissances

recensement, hn eltet. en divisant la traction T—T- — par la

population r

mariages fraction — | — r— : — , il est clair que nous éliminons le terme population qui nous est inconnu.

nution. Notre tableau, qui n'est lui-même qu'un résumé, se résume par les chiffres suivants où nous ne considérons, autant que possible, que des périodes de vingt ans.

Paris. — Pour un mariage, combien de naissances :

Ainsi l'abaissement de la natalité ne se faisait nullement remarquer en France au xvme siècle. Sauf peut-être un peu à Paris, et encore cette tendance est-elle bien peu marquée. La natalité était alors très élevée ; malheureusement la mortalité était très considérable, et l'accroissement de la population était faible. Il semble bien qu'il en était de même à l'étranger.

Page 1