‹ La dépopulation de la France; ses conséquences, ses causes, mésures à prendre pour la combattreChapitre 61 sur 149 · PROPAGANDE FAITE EN FAVEUR DE LA NATALITÉ · texte numérisé non relu

PROPAGANDE FAITE EN FAVEUR DE LA NATALITÉ

breuse du dard, dont le siège est à Nîmes et à Alais, a été fondée le 17 mars 1907. « Elle a pour but de faire pénétrer dans l'esprit du public que les familles chargées d'enfants sont particulièrement dignes d'intérêt, qu'elles concourent pour une large part à la prospérité et à la force de la nation, et que, par suite, elles ont droit à la reconnaissance et à la protection publiques » (art. 1er des statuts). Cotte société est très prospère. (M. Compan, instituteur).

10° L'Union des pères de famille de Chd Ion s -sur- Marne qui vient d'être fondée (1908) s'annonce comme société de secours mutuels pour familles nombreuses.

Le programme de Y Alliance nationale pour V accroissement de la population française qui est, après la Famille Montpellier aine, la plus ancienne de ces sociétés, a été approuvé par 74 conseils généraux.

Cette société publie un recueil trimestriel très documenté, auquel nous avons emprunté presque tous nos renseignements. Il est rédigé presque exclusivement par son président, M. Jacques Bertillon, auteur du présent volume.

Cette société compte parmi ses membres un grand nombre d'hommes occupant une grande situation : M. de Foville (de l'Institut), M. Arthur Fontaine, directeur au ministère du Travail, M. le professeur Gide, M. le professeur Izoulet, M. le professeur Ch. Richet, M. le professeur Porack, MM. les sénateurs Strauss, de Lamarzelle, Rey, M. Expert Besançon, ancien sénateur, MM. Marin, de Lanessan, Le Moigne, Laroche-Joubert, Raiberti, Brunet, Landry, députés ou anciens députés, MM. de Rothschild frères, M. René Millet, ancien résident général en Tunisie, etc., etc. en font partie. Parmi les membres que la mort lui a enlevés, nous trouvons Emile Cheysson (de l'Institut), Clément Juglar (de l'Institut), le Dr Javal, de l'Académie de médecine, le prince Henri d'Orléans, le général Parmentier, le grand rabbin Zadoc Kalm, Oscar Comettant, Magnin, ancien gouverneur de la Banque, Pou-

belle, ancien préfet de la Seine, le sénateur Bernard, le sénateur Piot, Emile Zola, etc., etc..

D'autres encore ont fait de méritoires efforts pour arrêter la France dans sa chute. Qu'ils sont rares! Il n'y a que 14 fondations départementales faites en faveur des familles nombreuses. On remarque que, sauf deux, toutes ces fondations sont postérieures à la fondation de Y Alliance nationale. On peut croire que l'agitation qu'elle a causée n'a pas été étrangère à leur création.

Parmi les hommes qui ont le plus contribué à exciter cette émotion salutaire, chacun sait qu'il faut citer feu le sénateur Piot (qui, d'ailleurs, faisait aussi partie de Y Alliance nationale). C'est vers la fin de l'année 1899 qu'il a annoncé publiquementà un banquet des « Enfants delà Côte-d'Or », l'intention de commencer une campagne parlementaire pour étudier les moyens de combattre la dépopulation. Depuis cette époque, il a poursuivi le rude et ingrat labeur qu'il s'était proposé avec une admirable persévérance dont on ne saurait lui être assez reconnaissant.

La perte de notre patrie est certaine si nous ne tentons rien pour la relever. Dès lors, le devoir est tracé : il faut agir avec énergie. Si nous ne faisons rien, le maximum que nous puissions espérer sera : rien.

Notre nation ne doit pas se résigner au suicide ! Elle ne doit pas se laisser périr faute de moralité !

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