‹ La déportation ecclésiastique sous le directoireChapitre 69 sur 114 · Edouard Van Camp ; l gerloo, demeu · texte numérisé non relu

Edouard Van Camp ; l gerloo, demeu

65. Corneille Vrancx, / rantàDuffel. Seront arrêtés et déportés.

, Yonne.

19 prairial.

Considérant que le nommé François-Louis Martin, ministre du culte catholique dans la commune de Sens (Yonne), a rebénit la ci-devant cathédrale de cette commune, attendu qu'on avait célébré dans ce local la fête de la Souveraineté dupeuple; qu'il a déclaré qu'en théologie, lorsqu'une partie d'un temple est profanée, la totalité est censée l'être aussi; Considérant que, par cette conduite, il a cherché à avilir les institutions républicaines, à relever le fanatisme et à compromettre la tranquillité publique....

PRAIRIAL AN VI. 23l

Yonne.

la prairial.

Considérant que le nommé ^Pageot, ministre du culte catholique dans la commune de Molesmes, canton de Dru y es, afBche le plus scandaleux mépris pour les institutions républicaines, notamment pour le mariage conti'acté suivant les formes déterminées par la loi; qu'il égare par ses discours incendiaires les hommes faibles et crédules et que sa présence compromet la tranquillité publique....

Var.

14 prairial.

Le Directoire Exécutif, vu Farticle 19 de la loi du 19 fiructidor an V, arrête ce qui suit :

Article i*'. — ^Christine Aiguier, femme d'un cultivateur de ce nom, domicilié à SoUiès (Var), actuellement détenue dans ce département pour cause d'émigration, sera déportée à Cayenne.

R« 998. Soiis ce numéro, la liste du ministère de la marine porte : Aiguier, Joseph, 44* SoUiès (Var), cultivateur; la liste de Louis Petit ajoute : Christine Aiguier, sa femme.

Aisne.

Que le nommé Pierre-Nicolas Levesque, ministre du culte catholique dans la commune de Graonne (Aisne), abuse de l'influence de son ministère pour relever le fanatisme et égarer les habitants crédules de cette commune par des prédications publiques ; qu'il prêche et agit au nom

S3a ARRÊTÉS DE DÉPORTATION.

du Pape et de rancien évêque Sabran, dont Téinigration est constatée, et qu'il a prétendu avoir reçu de lui des ordres de faire pénitence, etc. (sic) ; qu'au mépris de la loi, il tient des registres sur lesquels il inscrit les enfants nouveau-nés ; Considérant que Texistence de ce prêtre fanatique sur le territoire français tend à alimenter le fanatisme et à compromettre la tranquillité publique....

[Il fîit déchargé de la déportation à cause de ses infirmités.]

vm.

Indre-et-Loire. ^ .

Considérant que le nommé *François-Mexme Guillon, ministre du culte catholique dans la commune d'Autrëche (Indre-et-Loire), a rétracté les serments qu'il avait prêtés d'obéissance aux lois de la République, et qu'il ne cesse de manifester des principes contraires à la tranquillité publique et à la constitution....

R. 78. Après diverses lettres de soa frère, U fut mis eo liberté le 8 floréal an VIII, à cause de son fige (68 ans) et sous condition qu'il ferait la promesse de fidélité. Assermenté rétracté.

Seine.

99 prairial.

Considérant que le nommé 'Souplet ', ministre du culte catholique dans la commune de Yilletaneuse, canton de

I. Note sur la fiche : c Ce prêtre se nomme Soudey et non Sooplet. II y a un arrêté du Directoire postérieur à celui-ci qui rectifie ce nonu » Ce second arrêté est du a6 thermidor an VI ; comme il reproduit exactement celui-ci, nous ne le donnerons pas. Soucley, autrefois chartreux, devait avoir prêté serment ; car son nom figure parmi ceux de quinze prêtres constitutionnels, que Saurine, évêque intrus des Landes, recommandait, en octobre 1790, à la démence do Directoire et t qui, dîMjt-lI, restent cône-

PRAIRIAL AN VI. !l33

Pierrefitte (Seine), pervertit l'esprit public et nuit à rétablissement des institutions républicaines ; qu'il a différentes fois, même depuis peu de temps, recommandé au prône le roi y la reine, le pape, etc., et que sa présence dans ladite commune excite la division des citoyens et compromet la tranquillité publique....

Hautes-Pyrénées .

*Saint-Ubéry.

Une fiche : 169® C" [carton] n<» 1700. Déportation du prêtre Saint-Ubéry.

3* bureau.

G. np. Dédaigneoêe.

[Le texte manque.]

Vendée,

Considérant qu'il résulte d'une information légale que le nommé ^Michel Hantrays, ministre du culte catholique dans l'arrondissement du tribunal correctionnel des Sables (Vendée), a provoqué le peuple à la désobéissance aux lois et à la révolte, en aflBirmant dans ses exhortations que les mariages faits devant les autorités constituées n'étaient qu'un concubinage, s'ils n'étaient ratifiés devant l'Église....

R. 47* ^ Saprà, arrêté presque identique, 34 floréal an VI, XXI, p. aaEV. L^ortkofraphe rarie : Hantraye ou Hantrays.

Unuoent fidèles à leors ferments de soumission aux lois, malgré les ayanies qu'on leur &it et les amertumes dont on ne cesse de les abreuver. —

A. N. F7 im.

n'a ARRÊTÉS DE DEPORTATION.

Yonne.

aa prairial.

Considérant que le nommé *Jacques-Hilaire Moreau,

ministre du culte catholique en la commune de Jaulges,

canton de Saint-Floi'entin (Yonne), emploie tous les

moyens possibles pour inspirer aux crédules habitants des

campagnes la haine du gouvernement républicain et le

mépris des lois, en tenant des registres de naissance dans

lesquels il ne se sert de l'expression a fils légitime, » etc..

que dans le cas où le père et la mère ont été mariés à

l'église et que cette distinction alarme les citoyens, tend

à les diviser et à troubler la tranquillité publique.... R. 96.

Charente.

ag prairial.

Considérant que le nommé *Coutant (André, 5o), prêtre, demeurant à Cognac (Charente), entretient dans cette commune Tesprit de fanatisme, la haine de la République et la division entre les citoyens....

O. lao. Un autre arrêté, mais de radministratlon centrale, en date du la germinal an Vll, signale Ck>utant comme c porté sur une liste d^émigrés. » C^cst en vertu de cet arrêté que Ck>utant, libre, mais caché jusque-là, Ait déporté à Tîle d'Oléron, où il arriva le a^ avril 1799. Le a pluviôse an VIII, il fut mis en liberté en vertu d'un arrêté de Tadministration municipale du canton de Ghftteau, île d'Oléron, aux termes de Tarrêté des consuls du 8 frimaire, comme ayant c prêté tous les serments prescrits aux ecclésiastiques, et ce aux époques fixées par les lois, sans quHl soit venu à la connaissance des certifiants qu*il en ait rétracté aucun. > Nommé à la cure de Cognac en i^, il 7 fût rétabli en 1800 et y mourut en fonctions le aS août i838 (Balletin de la Société des arehioes historiques de la Saintonge et de VAuniSj octobre 1886, p. 4o5, et janvier 18^, p. 8a^.

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