‹ La Dérivation électrolytique des médicamentsChapitre 12 sur 31 · Dee · texte numérisé non relu

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riences précédentes. Nous en empruntons la description aux auteurs eux-mêmes, telle qu’ils la donnent dans leur publication sur l'Ionisalion dans les affections chroniques de l'oreille, parue en 1927.

«4° Nous avons scié un rocher longitudinalement et abrasé le pavillon. Puis un tube luté à la cire, rempli d'iodure de” potassium, a été introduit dans le conduit auditif externe, et relié au pôle négatif d'une batterie de piles. Un tampon imprégné d’empois d'amidon a été appliqué dans la caisse, et relié au pôle positif. Après vingt minutes de courant à 3 milliampères, le tampon d’amidon était bleu.

» 2° Nous avons repris un autre tympan et avons laissé en contact, d’un côté l’empois, de l’autre une solution iodée (teinture d’iode diluée au cinquième). Au bout du même laps de temps, pas de coloration.

» 3° Nous avons remplacé la solution d’iodure de potassium par une solution de silicate de soude au 10/1.000 dans laquelle trempait toujours la cathode (—). Dans la caisse, de l’eau ordinaire, indemne de silice. Après passage du courant, l’anode baignant dans la caisse et constituée par un fil de cuivre était verdâtre. L'analyse chimique a révélé qu'il s'agissait de silicate de cuivre. Le silicium ou plutôt Si0* s'était rendu à l’anode, à travers la paroi tympanique.

» 4° Nous avons repris l'expérience avec l’iodure de K, sur une tête entière, et fait après l'expérience la recherche de la réaction de l’iodure sur l’amidon dans la trompe d'Eustache. La cathode était toujours constituée par un tube luté introduit dans le conduit auditif externe et rempli d’une solution d’iodure. L’anode était, sur les conseils de Bourguianon, placée sur l'œil, et constituée par un tampon de coton hydrophile imprégné d’eau. La recherche a été positive; en elfet, si, après le passage du courant, on injecte, sous une faible pression, de l’empois d’amidon par une sonde d’Itard introduite par l’orifice pharyngien de la trompe, le liquide | ressort bleu.

» Nous n'avons jamais dépassé 4 milliampères au cours de

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nos expériences. Nous devons toutefois faire remarquer que les expériences 1 et 3, faites sur tissus morts, ont nécessité une Source à gros voltage, étant donnée la résistance des tissus formolés des sujets d’amphithéâtre dont nous nous sommes servis. Sur le vivant, deux piles de poche en tension sont suffisantes pour donner sans polarisation appréciable # mulliampères pendant vingt minutes. (Cette expérience, que nous avons faite sur nous-mêmes, ne pourrait être réalisée en thérapeutique, car se faisant sans graduation, elle détermine le vertige voltaïque.) »

De l’ensemble des expériences rapportées précédemment, il est légitime de’ conclure à la réalité de la pénétration par électrolyse des ions à travers l'organisme humain; donc, d'ores et déjà, à la possibilité d'une thérapeutique locale par introduction d'ions médicamenteux. |

Mais quel est le sort des ions ainsi portés dans l’organisme par le courant électrique? Là, il faut bien constater que le mécanisme intime des réactions physiques et physiologiques, dont l’ion sera l’objet jusqu'à son élimination définitive, est encore assez mal connu. Cependant, grâce aux travaux de Leduc, Bergonié, Labatut, Zimmern, Bourguignon, etc., les quelques faits suivants paraissent bien établis \

4° Etant donnée la grande résistance de la couche cornée de l’épiderme, c'est au niveau des orifices glandulaires (sudoripares et sébacés) que s’ellectuera la pénétration des ions.

2° Ayant franchi la couche épidermique au niveau des orifices glandulaires, les ions diffusent dans la glande et les espaces périglandulaires.

3° La plupart des ions médicamenteux introduits par électrolyse ne dépassent pas les couches profondes du derme, leur force électrique d'entraînement, une fois la peau traversée, étant absolument négligeable.

4° Il en résulte une accumulation, au moins provisoire, des

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