‹ La Dérivation électrolytique des médicamentsChapitre 18 sur 31 · L’ION « ACONITINE · texte numérisé non relu

L’ION « ACONITINE

Récemment introduite dans la thérapeutique électrique l’ionisation de l’aconitine au niveau de la région douloureuse permet d'obtenir le soulagement du malade, tout en n'introduisant au total qu'une quantité de médicament sulfisamment faible pour ne pas amener de troubles toxiques. On connaît l’action sédative remarquable de l’aconitine, en particulier sur la névralgie du trijumeau, mais aussi son extrême toxicité (elle foudroie à la dose de 1 milligramme, et parfois moins, prise par la bouche en une seule fois).

L'ionisation à l’aconitine sera donc tout à fait indiquée, d’abord dans la névralgie faciale essentielle, et, d’une manière générale, dans toutes les algies rebelles, dont le territoire sera suffisamment restreint pour ne pas nécessiter une grosse introduction de médicament. On devra employer des solutions très étendues et éviter de poursuivre trop longtemps les séances.

L'IoN « HISTAMINE ».

On a proposé récemment pour le traitement des algies rhumatismales l'emploi de l’ionisation à l’histamine (dérivé aminé de l’ergot de seigle), exerçant une action stimulante sur les fibres lisses et amenant ainsi une vaso-dilatation locale au point d'application et une vaso-dilatation indirecte à distance par réflexe. Le Docteur Gajdos-Torôk, qui a traité ainsi une cinquantaine de cas, a obtenu des résultats fort encourageants dans des névralgies faciales rebelles, dans des sciatiques à forme purement névralgique, dans des arthralgies et des myalgies rhumatismales chroniques.

L’1oN « SiLicIuM ». (SiO®).

Landry et Franquet ont tenté récemment l’ionisation par l'ion Si0$, à l’aide du silicate de soude, se basant sur les propriétés antiscléreuses connues de la silice. Ils ont donc

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