‹ La dermite granuleuse: de 1850 à nos jours; son traitement chirurgicalChapitre 19 sur 28 · RAS · texte numérisé non relu

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MICHELIN conseille encore les injections irritantes dans le but de déterminer un abcès qui éliminera toutes les granulations. BRÉTEGNIER, en 1907, recommande après l'avoir essayé à Toulouse, avec succès, l'emploi de l’iodosol vétérinaire à 10 % d’iode, à sec, sans curetage, ni cautérisation.

LIÉNAUX, la même année, considérant que la situation profonde des filaires les met à l’abri de l’action des médicaments cherche à les atteindre en employant une pâte caustique, à base d'acide arsénieux, laquelle produit une escarre en profondeur qui laisse après sa chute, une plaie régulière. Cette pâte dite pâte de LIÉNAUX à pour formule :

Acide arsénieux.. | A AÀ Poudre de sabine. |

Gomme arabique. } ; q.s. pour pâte molle

LÉGER, l’année suivante, remarque que les plaies granuleuses recouvertes d’un pansement bourgeonnent plus que celles traitées à l’air libre. Il en conclue que l’alcalinité de la sueur favorise le développament du parasite, qu’il cherche à combattre par des topiques acides, notamment l'acide borique pulvérisé en pansements après savonnage et désinfection de la plaie au permanganate,.

MICHELIN poursuit depuis 1904 l'étude de l’affection et, en 1908, il conclut que les injections de li-

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quide irritant : chlorure de sodium et essence de térébenthine sont à rejeter.

Inspiré par l’idée émise par QUERRUAU sur la possobilité d’un agent microbien à l’origine de la dermite eranuleuse, il essaie les injections de sérum antistreptococcique sur des animaux atteints pour la première fois. Le prurit disparaît et la cicatrisation s'opère.

Mais des essais nombreux l’amènent à conclure que le sérum n’est pas toujours efficace à cause de la nature différente des plaies d’été dont les unes seraïent de nature parasitaires et les autres d’origine microbienne.

DARROU préconise les injections sous-cutanée de permenganate à 2 %, à raison de 1 centimètre par centimètre carré, à la périphérie de la lésion.

Pour QUERRUAU, en 1908, le problème se résume à ceci : étant donné une plaie d'été, il suffit de la transformer en plaie simple.

a) Par un pansement humide au sulfate de cuivre à 5 % qui détruit les germes microbiens en trois

jours.

b) Par l’ouate imbibée de liqueur de Willatte en pansements.

c) Par l’oléorésine de térébenthine,

Une seule application d’oléorésine suffirait :

Ne pas laver la plaie, la sécher au contraire et la recouvrir d’oléorésine que l’on fait pénétrer en

maintenant à distance un cautère chaud sans brûler. Si dans les jours suivants, la protection semble insuffisante, on recommencera l'application, mais sans recourir à l’action.de la chaleur.

Quand la cicatrisation, est complète, on enlève le topique à la vaseline,

Comme traitement préventif, il recommande l’emploi de cette oléorésine ou les pansements secs pour toutes les plaies et aussi de placer les animaux dans l'obscurité.

FayerT, en 1910, obtient de bons résultats avec le biodure de mercure et aussi avec le mélange acide picrique et alun à parties égales.

DROUIN, en 1910, conseille de faire travailler les animaux atteints de plaies d'été, le séjour à l'écurie provoquant une exacerbation Au prurit et retardant la cicatrisation.

Il proscrit le pansement ouaté, source de chaleur humide qui favorise l’évolution du parasite.

Le froid, l'irrigation continue, l’éther, le chloroforme, le chlorure d’éthyle ne lui donnent pas de résultats appréciables.

Il préfère :

1° Les escarrotiques : orpiment, pommade au biiodure, pâte caustique de LIÉNAUX, qui après élimination de l’escarre donnent une plaie se cicatrisant rapidement.

2° La cautérisation active.

PANNE roses

3° L’excision des granulations et du tissu lardacé qui les envéloppe, puis pansement à l'acide borique, à l’acide salicylique ou à la teinture d'iode avec seulement un nuage de coton à la surface. Des applications d'acide phénique, d'huile de laurier ou d'huile camphrée éloigneront les mouches.

MONNIER, comme DROUIN, proscrit le pansement ouaté et se montre partisan du biiodure de mercure et de l'huile empyreumatique.

TEpPAZ, en 1919, au Sénégal, obtient des succès avec les badigeonnages à l’acide azotique qui donnent une escarre dure et après élimination, une plaie qu’il suffit de traiter comme une plaie ordinaire.

Le sublimé en solution de 1 pour 1.000, dans l’alcool en injections, l’iodure, l’orpiment, l'acide arsépieux à l’intérieur et à l’extérieur, l’atoxyl en injections sous-cutanées, l’émétique intra-veineux, l’arsène benzol et ‘le feu en pointes se sont d’après lui montrés sans effets.

ROGER supprime le prurit par les injections hypodermiques d’eau distillée : le gonflement par hydratation des fibriles nerveuses s'oppose à la transmission de l’irritation. La, cicatrisation s’opèrerait ensuite sous l'influence de différents topiques surtout la pommade au sulfure de carbone.

Le Professeur RAILLIET, en 1921, résume la question en disant que : une foule d’agents médicamenteux ont été employés contre l’habronémose cutanée sans donner de résultats bien appréciables et que

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