CONCLUSIONS
I. — Après la théorie de l'influence saisonnière de H. BOULEY on soupçonne, dès 1864, la nature parasitaire de la dermite granuleuse. Mais le parasite inclus dans les granulations, très rare à la surface des plaies, échappe souvent aux investigations des chercheurs dont beaucoup tendent à admettre la possibilité d’une autre cause de la dermatose. Le rôle des mouches dans la propagation de l’affection entrevu dès 1908 n’est établi qu’à partir de 1915.
IT. — Il est démontré aujourd’hui que l’habronémose cutanée est une affection déterminée par la présence dans les tissus d’une larve ‘erratique de l’habronéma, parasite normal de l'estomac des équidés.
IT. — La mouche domestique, hôte intermédiaire du nématode est infestée, à l'état larvaire, dans le crottin de cheval, peu après son éclosion. Elle transporte l'embryon qu'elle recèle dans ses organes sur
les plaïes ou les muqueuses; c’est ce qui explique le caractère saisonnier de l’affection.
IV. — Une cause indéterminée prédispose certains sujets à l’infestation, tandis que d’autres y échap- -pent. Peut-être s’agirait-il d’une sensibilisation de . l’organisme par les excrétats des parasites adultes, résorbés au niveau de l'estomac.
. V.— Le traitement préventif devrait viser en premier lieu l’habronémose du tube digestif : Tout cheval porteur de parasites adultes constitue une source d’infestation pour les larves de mouches et de dissémination de la dermite eranuleuse. Il est malheureusement presque impossible de dépister les porteurs d’habronèmes adultes et il faut se contenter de sattaquer aux mouches et à leurs larves, et de protéger les plaies soit par la solution de DAKIN, soit par les sparadraps qui donnent de bons résultats.
VI. — Le traitement curatif de choix consiste dans l’ablation au bistouri d’un lambeau cutané englobant à la fois la lésion et le tissu fibro-lardacé qui l'entoure, et la suture consécutive des bords de la plaie opératoire. Le pansement à la solution de DAXKIN et la cautérisation en surface constitueront un traitement d'attente tant que l’étendue de la lésion rendra aléatoire le résultat de l’intervention chirurgicale, |
Vu : Le Doyen. Vu : Le Président de la thèse, H. ROGER. A. LEMIERRE.
Vu et permis d'imprimer :
. Le Recteur, de l’Académie de Paris,