‹ La dernière heure de libertéChapitre 14 sur 16 · SCÈNE XV · texte numérisé non relu

SCÈNE XV

Les Mêmes , hors MERCOURT , UN NOTAIRE.

CHARLES , bas à madame de Roseval.

Adieu ! Madame , je pars !

Mad. DE ROSBVAL , bas à Char'es.

Mon pauvre Charles , je ne vous retiens plus !....

CHARLES

N'est-ce pas, Madame! il n'y a plus rien à faire .^ C est égal, ]e resterai jusqu'à la fin!. .je veux m'assurer de mon malheur!...

m""= de ferrière.

Quedi-il?

M"'^ DE ROSEVAL.

Il dit , ma tante , qu'il aiiue Adèle.

M"-e DE FERRIÈRE.

Il aime Adèle?.... et avoir attendu jusqu'à présent. Pendant ce temps h Notaire a salué , s'est assis à une table , a ouvert son por! e-feuUie.

LE NOTAIRE

Faut-il lire le contrat ?

Mad, DE FERRIÈRE.

H me sen.hle que c'est inutile "... M. Saint-Elme, m'a déclaré qu'il ne voulait entendre parler de rien; il m'a chargée de régler tout, pour qu'il n'eût plus qu'à signer!., ainsi....

SAINT- fXME.

Oui, c'est vrai, c'est tros vrai!.. INIadamc, mais depuis, l'ai réfléclii..-. votre délicatesse ..vous n'auroz assure aucun avanlaire à ma future -, et quaud on aime connue moi.... lisons toujours le contrat, ça ne peut pas nuire !... Mad. DE PERRIÈRE , avec aigreur.

Eh! bien ! soit... comme vous voudrez , lisons !...

LE NOTAIRE

L'an mil huit cent vingt-cin(i....

On entend le bruil du cor derrière la scène. Mad. DE ROSEVAL.

A merveille.... voilà une chasse qui ne pouvait arrive plus à propos.

SAINT-ELME

JVntcnds, je crois le bruit du cor... je vois ce que c'est, M. de Mercourt a voulu éU.igncr tous ces jeunes gens ; il a bien fail et puis , la chasse , c'est de leur âge. ( à madame di- Perrière. ) Savez-vous , Madame , que par le temi qu'il fait, ils trouveront bien du gibier.

Mad. DE PERRIÈRE.

Quelle réflexion!

SAINT-ELWE , à part. S'ils pouvaient différer un peu , je partirais avec eux.... un con at , ce n'est pas si long à signer. Mad. DE FERRlÈre.

Allons , monsieur le notaire , continuez. SAINT-ELME, a la fenêtre.

Sans doute , continuez ne faites pas attention, je fais

éloigner ces étourdis.... Dieu! un lièvre dans la charmille, ils l'ont vu.... Oh ! les maladroits !.. ils l'ajustent trop haut* Ne tirez pas, j')' vais moi-même le lièvre est à naus.

( // prend et fusil et sort.)

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