‹ La Dernière maladie de Frédéric le Noble, par le dr. Morell-MackenzieChapitre 45 sur 45 · ANALYSE DE LA TABLE III · texte numérisé non relu

ANALYSE DE LA TABLE III

Le décès a eu lieu dans 36 cas en moins de 9 jours après l’opération, et dans 14 cas dans les 5 semaines. La mort comme résultat immédiat de ropération a donc eu lieu dans 50 cas sur 138, soit une moyenne de. 36,23 p. 100.

Dans les autres cas dans lesquels la mort avait eu lieu à la date du rapport, l’issue fatale avait eu lieu une fois dans les 7 semaines, quatre fois en 8 semaines, une fois en 9 semaines, trois fois dans les 3 mois, quatre fois en 4 mois, une fois en 19 semaines, sept fois en 5 mois, deux fois en 6 mois, trois fois en 7 mois, deux fois en 8 mois, cinq fois en 9 mois, une fois en 10 mois, une fois en 12 mois, une fois en 13 mois et demi, une fois en 14 mois, une fois en 15 mois, deux fois en 18 mois, une fois en 2 ans et, dans trois cas, la date exacte du décès n’est pas donnée.

La réapparition n’a été constatée que quatre fois dans les parties contiguës, et dans un cas (n° 91) on la représente comme ayant eu lieu dans les ganglions. Naturellement l’extirpation de l’organe entier tend à prévenir la réapparition. Dans le cas n° 104 le malade a été considéré comme guéri des effets de l’opération, mais

le pronostic était si défavorable que l’opérateur considère la réapparition et la mort comme probables.

La guérison a eu lieu dans 8 cas sur 138, soit 5,79 p. 100. On voit que cette opération offre peu de chances de succès, et les conditions de l’existence, après qu’elle a été pratiquée, deviennent des plus pénibles ; en effet le malade est presque complètement rejeté en dehors de la société de ses semblables, et il doit se nourrir d’une façon si difficile que la suffocation est constamment à craindre et que la mort arrive fréquemment par suite d’inanition.

Paris. — Typ, G. Chamerot, 49, ruades

B-Péres. - 23330.

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