DON JUAN, LE DI.\BLE
LE DIABLE
jN'oubliez pas Polichinelle, s'il vous plaît!
Mais ce qu'il faut, ce soir, mettre dans ta sébile?.
5o LA DERNIÈRE NIIT UE DON JUAN.
LE DLiBLÉ.
C'est votre âniel
Adieu donc, vous, la donna mobile !
LE DIABLE
Le vieux montreur, signor, je suis le vieux montreur ! J'emporte dans mon sac un juge, un eaipereur, Trois gueux; j'ai, profitant de leurs apoplexie?, iiaflé deux sénateurs sous les Procura lies. Venez-vous dans mon se?
D(.N JIAX.
Non. Je peux marcher droill
LE DIABLE
Le vieux montreur^, signor... En enfer!
Maladroit!
La cruauté, c'était de ne pas venir vite. Naïf qui vient parler d'enfer, et qui m'évite Le seul devant lequel Don Juan eùt^défailli !
LE DIABI.E.
Oh! non, je te conn;às, tu n'aurais pas vieilli.
p:;n:MiKRE partie. 3'
Si vous ôtiez vos gants à griffes de panthère Pour souper avec moi, puisque, ce soir, j'enterre Ma vie?...
LE DIABLE
Oui... de garçon. Deux fauteuils de velours?
Toujours !
LE DIABLE
Et deux couverts?
Toujours. J'attends toujours L" Diable... ou Cléopâtre arrivant de Bubaste. Quand c'est la Reine, ail rnjht ! quand c'est le Diable, baslc !
On entend une musique.
Et mon orchestre au loin...
LE DIABLE
Toujours ?
Toujours! Pas laid?
LE DIABLE
Partons I
52 LA DERNIÈRE NtlIT DE DON JUAN.
Ahl... mon manteau... hein?...
LE DIABLE
Superbe.
Il fallait.
Très important, tout ça. — Nous partons .^^ — Hein, la manchei C'est un peu mieux coupé que par monsieur Dimanche? Votre gondole est là ?
Il appelle.
Le gondolier Caron ?
Car c'est toujours Caron, j'espère?
Fanfaron!
Oui, je suis un très grand- fanfaron.
LE DIABLE
Le beau sexe
L'exigeait.
Partons-nous ?
LE DIABLE
Pas encore.