‹ La dernière nuit de don JuanChapitre 17 sur 58 · DON JUAN, LE DI.\BLE · texte numérisé non relu

DON JUAN, LE DI.\BLE

LE DIABLE

jN'oubliez pas Polichinelle, s'il vous plaît!

Mais ce qu'il faut, ce soir, mettre dans ta sébile?.

5o LA DERNIÈRE NIIT UE DON JUAN.

LE DLiBLÉ.

C'est votre âniel

Adieu donc, vous, la donna mobile !

LE DIABLE

Le vieux montreur, signor, je suis le vieux montreur ! J'emporte dans mon sac un juge, un eaipereur, Trois gueux; j'ai, profitant de leurs apoplexie?, iiaflé deux sénateurs sous les Procura lies. Venez-vous dans mon se?

D(.N JIAX.

Non. Je peux marcher droill

LE DIABLE

Le vieux montreur^, signor... En enfer!

Maladroit!

La cruauté, c'était de ne pas venir vite. Naïf qui vient parler d'enfer, et qui m'évite Le seul devant lequel Don Juan eùt^défailli !

LE DIABI.E.

Oh! non, je te conn;às, tu n'aurais pas vieilli.

p:;n:MiKRE partie. 3'

Si vous ôtiez vos gants à griffes de panthère Pour souper avec moi, puisque, ce soir, j'enterre Ma vie?...

LE DIABLE

Oui... de garçon. Deux fauteuils de velours?

Toujours !

LE DIABLE

Et deux couverts?

Toujours. J'attends toujours L" Diable... ou Cléopâtre arrivant de Bubaste. Quand c'est la Reine, ail rnjht ! quand c'est le Diable, baslc !

On entend une musique.

Et mon orchestre au loin...

LE DIABLE

Toujours ?

Toujours! Pas laid?

LE DIABLE

Partons I

52 LA DERNIÈRE NtlIT DE DON JUAN.

Ahl... mon manteau... hein?...

LE DIABLE

Superbe.

Il fallait.

Très important, tout ça. — Nous partons .^^ — Hein, la manchei C'est un peu mieux coupé que par monsieur Dimanche? Votre gondole est là ?

Il appelle.

Le gondolier Caron ?

Car c'est toujours Caron, j'espère?

Fanfaron!

Oui, je suis un très grand- fanfaron.

LE DIABLE

Le beau sexe

L'exigeait.

Partons-nous ?

LE DIABLE

Pas encore.

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