‹ La dernière nuit de don JuanChapitre 5 sur 58 · DON JUAN, SGANARELLE · texte numérisé non relu

DON JUAN, SGANARELLE

Arabella... Lucinde... Isabelle... Isabeau...

SGANARELLE

Les dix ans sont passés, monsieur.

Comme il fait beau!

Je viens du Grand Canal.

SGANARELLE

Ah?

i- L\ DERMEUE M ITDE DON JV\y.

Sur l'eau rose et brune, Chaque bateau traîne un tapis, et la lagune. Comme une Putiphar qui voit fuir un manteau. Semble par son tapis retenir le bateau. Mais, dans ce coin désert, l'cail verte et plus sournoise Sommeille sous un ciel de soufre et de turquoise, Con^me, avant mon passage, une glauque vertu. J'ai toujours eu le goût de l'eau qui dort. Sais-tu Pourquoi l'Adriatique à ce point m'intéresse."*

SGANARELLE

Non.

Elle est mariée.

SGANARELI.E.

Ah? '

Elle est Dogaresse.

Le Doge est son mari; moi, je suis son amant. C'est moi qui te comprends, Lagune!

SGANARELI.E.

Évidemment !

l'REMlKltE PARTIE.

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