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condensées de manière à ne laisser que des gaz secs, en particuber l'azote et l’anhydride carbonique.
La seconde opération consiste en un tamisage.
Les gadoues desséchées et stérilisées tombent par leur propre poids sur un plancher roulant qui les conduit vers des trommels de tamisage où elles se débarrassent de toutes les poussières et des cendres, lesquelles constituent un poudreau qui est envoyé dans des broyeurs et des mélangeurs-doseurs pour être enrichi par des sous-produits de la récupération et de la distillation dont il sera parlé. SE
Après passage dans un tunnel réfrigérateur, les ordures rigoureusement stérilisées et considérablement diminuées en poids et en volume sont jetées sur un tapis roulant de triage. On sépare par des moyens généralement mécaniques toutes les matières de chiffonnage : cuirs, chiffons, papiers, faïences, verre et métaux divers qui seront en partie rendus à l’industrie, ainsi les os seront dégélatinés pour produire la colle forte, puis broyés pour enrichir le pouäreau en phosphate. Les ferrailles seront automatiquement retenues par un plancher électro-magnéti- : que pour être envoyées entre des rouleaux de laminoir en vue de réduire le volume, c’est la troisième phase de l'opération.
La plus importante de toute est la quatrième opération:: c'est la carbonisation en vase clos.
Elle consiste à chauffer les éléments organiques des ordures dans un four spécial à une température ne
dépassant jamais 450°, alors que l’on atteint 1.200° au
Ne.
minimum dans les fours d’incinération; ce chauffage à pour effet, de dissocier les matières et de libérer ainsi les gaz qui les composent.
Par une cinquième opération, ceux-ci sont aspirés dans des colonnes de fractionnement où ils sont condensés au fur et à mesure de leur refroidissement à leurs températures respectives de liquéfaction; c’est ainsi que se déposent comme produits principaux les goudrons, l’ammoniaque de l’acide acétique, recueilli sous forme d’acétate, de lalcool méthylique, de l’acétone, de l’acide formique, de l’acide butyrique et des huiles diverses. Le méthane, l'hydrogène, l’oxyde de carbone ne sont pas condensables, mais ils constituent un combustible de haute puissance calorifique, débarrassés de lammoniaque dont ils pourraient être chargés, ils sont envoyés dans les foyers du four pour collaborer pour une part importante au chauffage des cornues de carbonisation.
Le résidu de la carbonisation se compose d’une petite partie de matières inertes échappées au triage et au tamisage et pour le reste de charbon de bois, en morceaux et en poudre, résultant de la carbonisation des matières ligno-cellulosiques des ordures ménagères. Il est utilisé en partie pour fournir un apport de calories importantes à la chauffe du four de carbonisation.
Enfin, l'ingénieur Terwagne prévoit une septième opération qui, pratiquement, ne s'applique qu'à des installations importantes, il s’agit de l’hydrolyse des matières cellulosiques, relevées au triage, telles que