POUR DEVERSER LES ORDURES
. Il convient de s’adapter au terrain et de choisir les moyens mécaniques les plus favorables. Les ordures ménagères de Londres sont transportées par voie d’eau jusqu’à Hornchurch, là des grues déchargent
les péniches dans des wagons munis d’un dispositif
de basculement, ceux-ci sont amenés sur le pont de
décharge et vidés immédiatement.
Si le chantier ne possède pas de wagons munis d’un tel dispositif, on pourra avoir recours (comme cela se fait à Saint-Escobille), à de puissantes bennes preneuses mobiles sur leurs chenilles qui viendront déverser le contenu des wagons sur le dépôt en exploitation. Dans d’autres cas, les camions collecteurs sont amenés directement sur le front de décharge. L'opération est assez délicate, si les véhicules sont montés non sur chenilles, mais sur roues ordinaires, celles-ci s’enfoncent par suite de la compressibilité de la gadoue, aussi est-on souvent obligé dans ce cas, à avoir recours à un platelage en ma-
driers.
Le camion étant muni d’une benne basculante, celui-ei est amené en reculant le plus près possible du front de décharge, puis le mécanicien met en marche la benne basculante.
Les ordures étant ainsi déposées, il reste à les disvoser uniformément sur le sol, là encore de nombrouses précautions doivent être prises. Si l’on se reporte aux premiers dépôts effectués en Angleterre, on constate que la technique utilisée était la suivante :
Un premier ouvrier muni d’un marteau et d’un couteau se tenait au pied du talus, sur de front de décharge, les tapis ficelés étaient détachés et étalés sur le sol, les caisses et les bouteilles cassées; toutes ces précautions avaient pour but d'éviter les vides si dangereux à cause des cheminées pouvant se produire dans le dépôt, augmenter l’aération, la température du milieu et pouvant être à l’origine d’un incendie. Un deuxième employé armé d’une houe se tenait à mi-hauteur du talus, son rôle était de recouvrir les objets étalés et de remplir de gadoues les récipients vides, toujours pour éviter les inconvénients décrits plus haut.
L’épaisseur de la couche de gadoue étant suffisante (1 m. 80), d’autres ouvriers la recouvraient d’une couche de terre de 20 centimètres environ.
En France, au dépôt de ‘Saint-Escebille, l’épandage des ordures s’effectue mécaniquement, les ordures sont déversées à proximité du talus de décharc
par des bennes, puis on utilise un tracteur d’un mo-
ATOS
dèle spécial nommé bulldozer. Trois engins identiques fonctionnent sur ce dépôt. Chacun ressemble à un tracteur à chenilles avec cette particularité qu’ils sont munis, à l’avant, d’un soc concave qu’un système mécanique permet d’abaisser ou de relever à volonté. les commandes de cet appareil étant à côté du siège du conducteur.
L'avantage de cet appareil est d’effectuer un tassement suffisant des ordures, de telle sorte que des cheminées artificielles ne puissent se former. À
Les couches de gadoues étant d’une épaisseur suf-
fisante, il faut maintenant les recouvrir de terre.
Dépôt contrôlé de Saint-Escobille.
Bennes de déchargement.