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Pour l'expérience ci-dessus il a été employé environ 300 litres de crésyl. Les effets ont pu étre bien étalés et sont restés dans la piéce de 14 heures au lendemain 8 heures.
Le résultat est concluant-pour les parasites adultes.
Cette méthode pourra être, complétée par l'emploi. du fer à repassser qui détruira les lentes qui auraient pu résister à l’action des vapeurs de crésyl.
Formol
Les pulvérisations d’une solution de formol au 1/10 sont indiquées par Orticoni.
La formaldéhyde et la vapcur d’eau à 60° pendant trois quarts d'heure dans le vide est efficace. (procédé Rûübner).
Les vapeurs d’aldéhyde formique seules sont inefficaces quelque soit le mode d'application : les vapeurs ne pénètrent pas partout et les insectes et leurs «œufs ne sont pas tous détruits.
L'application directe du formol est Ha mais peu pratique, en raison de ses propriétés irritantes pour les opérateurs.
Pétrole
Peut être employé en application directe ou en pulvérisation, seul ou en émulsion au 1/10 dans l’eau par parties êgales avec du savon de potasse.
L'immersion des vêtements dans le pétrole serait un bon procédé ; l’inconvénient réside: en ce que le pétrole est très inflammable.
fr 46 juitt Soufre
Le soufré employé parfois à l’état pulvérulent sert surtout Comme producteur de gaz sulfureux, dégagé de sa forme liquide ou par combustion.
Il faut au moins 50 grammes de soufre au mètre cube par opérations répétées en milieu humide, ou bien 100 grammes d’acide sulfureux liquide par metre. cube.
On se servira d'un local quelconque dont on bouchéra soigneusement toutes les ouvertures: quelques fils de fer seront tendus pour suspendre les vêtements, on aura ainsi une chambre de sulfuration où. l’on pourra traiter des quantités importantes de vêtements.
Si on ne possède pas de local, on aura recours à des chambres de sulfuration improvisées: on se servira de wagons à marchandises ou de tonneaux divisés en deux par un grillage; à ia partie supérieure on met les fétements et à la partie inférieure on fait brûler le soufre. Ces chambres improvisées sont très souvent insuffisamment étanches et pour que la sulfuration soit surement efficace il faut que la combustion soit faite en milieu humide, de façon à produire des vapeurs sulfuriques. Le pot à soufre repose dans un récipient garni d’eau, environ 100 grammes d’eau pour 500 gr. de soufre. AVS
On peut terminer aussi par Pemploi du fer à repasser.
Les anglais se sont servis sur le front de l'appareil Clayton, appareil de petit modèle, monté sur deux roues et pouvant être déplacé par un homme seul.
Le principe est le suivant : le gaz sulfureux, provenant de la combustion du soufre dans un four, est
refoulé par un ventilateur dans le local à désinfecter et y retourne à nouveau, ce qui permet d'obtenir en espace clos, des concentrations de gaz sulfureux de 12 pour 100, alors que les dilutions provenant de la combustion directe du soufre dans le local même ne dépassent pas 2 à 3, 5 pour 100.
De plus, le gaz produit par ces appareils renferme en outre de l'acide sulfureux, une petite quantité d'anhydride sulfureux SO? qui se révèle par l'apparition
de fumées blanches quand le mélange gazeux arrive f
au contact de l'air.
Ce mélange gazeux a été désigné sous le nom de gaz Clayton par Proust, Calmette et P. Faivre.
Expériences $
Des vêtements copieusement infestés de poux et de lentes vivantes (pantalons, capotes, linges de corps, flanelles, couvertures,casques avec coifles de cuir, etc.) furent déposés dans le local affecté à la sulfuration (25 mc.)
Chaque opération est d’une heure environ, l'appareil était en marche pendant trois quarts d'heure.
A la fin de l’opération les poux étaient morts et les lentes paraissaient stérilisées. |
Pour s'assurer que la stérilisation était complète, on réunit en plusieurs ballots, dans une salle chauflée, les vêtements passés à la sulfuratiôn.
Ces ballots ouverts deux ou trois jours aprés, ne renferment aucun pou wivant. Les parasites étaient desséchés , ratatinés, maculés de taches blanchâtres,