‹ La deuxième armée de la LoireChapitre 12 sur 302 · LIVRE PREMIER. — ORLÉANS. i · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — ORLÉANS. i

Grand-Étang et du Bourbeux , par lesquels on peut déboucher sur Viévy-le-Rayé ; cinq compagnies des mobiles do Maine-et-Loire à Écoman ; deux autres à la Girardière et à la Boissière; le 2" bataillon du Gers à Morée, détachant une compagnie à la Gharonnière et une autre à Saint- Jean-Froidmentel pour se relier avec le V bataillon du même département en position àCloyes; les francs-tireurs de la Haute-Loire sur la rive droite du Droué , surveillant cette partie du Perche ; enfin les francs-tireurs de Paris (lieutenant-colonel Lipouski) et ceux de la Sarthe (commandant de Fondras) couvrant Gloyes , occupant la Ghapelle-du-Noyer , Tliiville et la Ferté-Vilneuil , pour éclairer l'aile gauche de l'armée dans la direction de Ghàteaudun.

Tous ces avant-postes, protégés par des retranchements en terre , des coupures et des abatis sur les routes et les chemins , étaient sous les ordres du général Abdelal , établi de sa personne à Autainville.

En arrière de la 1" division , chargée de la défense de la forêt de Marchenoir , la 2*, sous les ordres du général Barry, était placée en seconde ligne à Pontijoux, avec la réserve d'artillerie , les parcs et les deux autres brigades de la division de cavalerie.

Le général Abdelal informa, le 6, que l'ennemi semblait ' préparer un mouvement et avait requis un grand nombre de moyens de transport a uxenvirons d'Epieds et de Goulmiers. Il demandait en même temps à se porter lui-même sur Verdes avec des renforts, qui lui furent immédiatement envoyés. Son but était de pousser le plus loin possible dans la direction de la grande route qui va d'Orléans à Ghàteaudun , et de se rabattre ensuite sur les positions à droite de la forêt en tournant Ouzouer-le-Marché, de façon à bien reconnaître les emplacements occupés par l'ennemi , qui paraissait établi principalement à Saint- Péravy, Saint-Sigismond , Gheminiers, Goulmiers, le

l4 LA DEUXIÈME ARMÉE DE LA LOIRE.

Grand-Luz, la Renardière, Baccon, et tout le long des Mauves de Huisseau jusqu'à Meung.

COMBAT DE VALLIERE.

Cette forte reconnaissance s'était mise en marche dès le 7 au matin dans la direction de Verdes , lorsqu'à dix heures et demie on entendit des détonations fréquentes d'artillerie en avant de Saint-Laurent-des-Bois. La canonnade devint bientôt assez vive pour que le général commandant le 16* corps jugeât nécessaire de se porter sur les lieux , emmenant le 3* bataillon de chasseurs à pied et deux mitrailleuses , tandis que la brigade Bourdillon se disposait à appuyer le mouvement.

Une colonne ennemie composée de deux bataillons du 13" régiment d'infanterie bavaroise, d'environ 2,000 cavaliers prussiens (cuirassiers , uhlans et hussards) et de dix pièces d'artillerie , venant de la direction de Baccon , s'était, en effet, portée par Villermain sur la forêt, qu'elle semblait vouloir longer pour reconnaître nos positions. Accueillie d'abord par le feu de nos francs-tireurs embusqués aux Boëches et au Bois-d'Enfer, elle s'était avancée sur Marolles, d'où elle canonnait Saint-Laurent-des-Bois, et marchait sur Vallière , lorsque arrivèrent les premiers renforts expédiés de Mardi en oir. Déjà les tirailleurs allemands avaient atteint la lisière de la forêt, incendié la ferme du Bois-d'Enfer et le moulin de Marolles, et ne se trouvaient plus qu'à cinq cents mètres environ de Saint- Laurent. Le 3* bataillon de chasseurs à pied et les compagnies des mobiles de Loir-et-Cher, postés dans le village, n'hésitèrent pas à se porter en avant, bien que sur un terrain découvert et exposés au feu de l'artillerie ennemie , qu'il n'était point encore possible de contre-battre , la n être arrivant par les routes de la forêt. Pendant près de

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