‹ La deuxième armée de la LoireChapitre 28 sur 302 · LIVRE PREMIER. — ORLEANS · texte numérisé non relu

LIVRE PREMIER. — ORLEANS

brés par les malades, dont la petite vérole augmentait chaque jour le nombre; les chevaux sans abri, piétinant dans la boue, réduits à leur ration d'orge, s'afi-aiblissaier^t à vue d'œil, et les troupes bivouaquées sous la petite tente souffraient horriblement de l'humidité et du froid , dont rien ne les abritait dans ces plaines nues de la Beauce.

Puisqu'on devait rester ainsi sur la défensive pendant un certain temps, il fallait tenir l'ennemi au loin, surveiller les mouvements par lesquels il allait se préparer à des opérations auxquelles on devait s'attendre, éviter toute surprise, habituer nos jeunes troupes à se garder à grande distance, et employer à fatiguer l'ennemi ce système de reconnaissances continuelles et hardies dont il se servait avec tant de succès contre nous depuis le commencement de la campagne.

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