COMBATS DE LANGLOCHERE ET DE MESSAS
Au premier coup de canon , l'amiral avait dirigé le général Deplanque, avec la l""* division du 16* corps, sur Messas. Ce secours devenait nécessaire, car, au moment où il débouchait du Mée, l'ennemi, renforcé lui-même, refoulait nos tirailleurs, s'emparait de Langlochère et de Baulle, et menaçait sérieusement Foinard. L'arrivée du général Deplanque permit au général Camô de reprendre l'offensive : une attaque combinée du 5P de marche et du 88* mobiles (Indre-et-Loire), sur Langlochère, eut un plein succès ; ce point fut repris ; il en fut de même de Baulle, et Foinard fut complètement dégagé. La colonne mobile de Tours allait continuer son mouvement en avant, lorsque l'ennemi se présenta en force entre Messas et Beaumont. L'amiral fit alors déployer la division Deplanque, qui n'avait pas eu à combattre jusque-là, répondit vigoureusement avec son artillerie à celle de l'ennemi, et engagea bientôt un combat de tirailleurs qui continua dans l'obscurité, car la nuit approchait. Une batterie du général Camô venait d'être assaillie par des tirailleurs bavarois, et aurait été enlevée sans l'énergie de nos canonniers , qui se défendirent à coups de crosse de mousqueton, jusqu'au moment où les. chasseurs à pied du 16* bataillon, qui leur servaient de soutien, purent les dégager complètement. Néanmoins le général Camô fut forcé de se replier devant une nouvelle et vigoureuse attaque des Allemands, tandis qu'à sa gauche le 33* mobiles et le 37' de marche se retiraient également pour se soustraire au feu alors bien réglé de leurs pièces.