Œuvres complètes, VII, p
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puisque, à ce moment, se réveillent et s'avivent toutes les amertumes de sa vie. Belle autrefois comme Jérusalem, elle est triste aujourd'hui comme Jérusalem captive et ruinée, « vendangée », au jour de la colère du Seigneur : Vous tous qui passez [mr la roule, considérez el l'oycz s'il est une douleur comparable à ma douleiw (l). »
Les dernières années de Marie furent marquées par do nouvelles souffrances. Que de peines en effet durent causer à son (lœur si aimant la vue des persécutions qui assaillirent 1 Eglise naissante et le spectacle des crimes de toute sorte qui continuèrent à souiller la terre ! « Comptez, dit le P. Eudes, tous les outrages et toutes les cruautés que les perfides Juifs ont exercés au regard des Apôtres après l'Ascension, et vous compterez autant de supplices qu'ils ont fait subir au Cœur maternel de Marie. Comptez encore toutes les misères, calamités et afflictions que la Sainte Vierge a vu porter à une infinité de personnes pendant qu'elle demeurait sur la terre, et vous compterez autant de douleurs dont sa charité extraordinaire et sa grande compassion vers les misérables remplissait son Cœur très bénin. Comptez enfin toutes les idolâtries, toutes les impiétés cl tous les crimes innombrables qui se commettaient contre Dieu par toute la terre, pendant qu'elle y faisait son séjour, et vous compterez autant de martyres très sanglants pour son très saint Cœui (2^ »