Cœur admirable, liv. 2, ch
428 KTUUK uoctiu.nalf:
royauté. Dans ses ouvrages cl même Jans ses compositions liturgiques, il aime à le saluer du titre de Boi des Cœurs.
Ave Cor admirabile,
A more Jesu flammeum,
Te senliant amabile
Qui te colunt, Rex Cordium.
L'image de Notre-Dame des Cœurs est une représentation de la royauté du Cœur de Alarie et CAve, Cor sanctissimum se termine par lolfrandc de nos cœurs aux Cœurs sacrés de Jésus et de Marie, afin qu'ils en prennent possession et les gouvernent à ^eur gré. Tibi cor nostrum ojferimus, donamus. conse-
cramus, immolamus ut in ipso vivus et règnes et
nunc et scmper et in sœcula sœculornni.
Cette royauté du Cœur de Marie qu'il proclame avec tant d insistance, le P. Eudes a consacré un chapitre du Cœur admirable à en établir la réalité.
Dans ce but, il commence par rappeler les enseignements de l'Eglise et des Pères sur la souveraineté de Marie. Qui ne sait, en effet, que, dans la liturgie, l'Eglise catholique donne souvent à Marie le beau titre de reine ? C'est ce qui a lieu dans la plupart des antiennes par lesquelles on termine l'oflice divin, le Salve, Regina, le lîegina cœli, l Ave, Rcgina cseloriim. Et quand nous récitons les litanies de Lorelte, le titre de reine n'est il pas un de ceux que l'Eglise nous met le plus fréquemment sur le.s lèvres?
Quant aux Pères de l'Eglise, ils proclament à l'envi qu'en la choisissant pour être sa Mère, Jésus