‹ La dévotion au Sacré-Cœur de Jésus (volume 2)Chapitre 144 sur 215 · Lebarq, 1. c · texte numérisé non relu

Lebarq, 1. c

LA DÉVOTION AU XVIIe SIÈCLE 327

de la charité. Viens la boire jusque dans sa source... Approche de ce cœur qui ne respire que l'amour des hommes, et pour mieux parler de mon cœur, viens sentir de près les ardeurs qui me consument l. » L'orateur continue, en s'adressant au disciple bienaimé : « Jean, puisque vous en êtes le maître, ouvrez-nous ce cœur de Jésus ; faites-nous-en remarquer tous les mouvements que la seule charité excite. » Il reprend : « C'est ce qu'il a fait dans tous ses écrits : tous les écrits de saint Jean ne tendent qu'à expliquer le cœur de Jésus. » Bossuet, interprète de Jean, va nous l'expliquer lui-même : « En ce cœur est l'abrégé de toutes les merveilles du christianisme. Mystères de charité dont l'origine est au cœur ; un cœur, s'il se peut dire, tout pétri d'amour : toutes les palpitations, tous les battements de ce cœur, c'est la charité qui les produit. Qui l'a fait... habiter avec nous ? L'amour. C'est ainsi que Dieu a aimé le monde... C'est donc l'amour qui l'a fait descendre pour se revêtir de la nature humaine. Mais quel cœur aura-t-il donné à cette nature humaine, sinon un cœur tout pétri d'amour... Donnez-moi tout ce qu'il y a de tendre, tout ce qu'il y a de doux et d'humain : il faut faire un Sauveur qui ne puisse souffrir les misères sans être saisi de douleur 2... » Suit un beau tableau du cœur de Jésus. L'orateur conclut : « Voilà, mes Frères, quel est le cœur de Jésus, voilà quel est le mystère du christianisme. C'est pourquoi l'abrégé de la foi est renfermé dans ces paroles : « Pour nous, nous avons cru à l'amour que Dieu a pour nous ». Pourquoi le Juif ne croit-il pas à

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