M PREFACE DE LA PREMIERE EDITION
l'usage, ne fût-ce que pour entrer, moi aussi, dans les intentions divines, en ne séparant pas ce que Dieu a si étroitement uni. Le temps m'a manqué. Je m'en console en songeant que mieux vaut peut-être un opuscule à part sur le cœur très pur de Marie ; et je garde l'espoir de le donner bientôt.
« Je ne vous parle pas du Sacré-Cœur, écrivait Mgr d'Hulst, en 1883. On nous l'a trop gâté. H faudra que Notre-Seigneur vous en parle lui-même. On en parle si mal pour lui. » Et qui donc pourrait se flatter d'en parler comme il faut ? Il me plairait d'avoir seulement le rôle de la Samaritaine. « Venez et voyez », disait-elle. Ils vinrent, Jésus leur parla, ils crurent. Et ils disaient à la femme : « Ce n'est plus sur votre parole que nous croyons. Nous l'avons entendu nous-mêmes, et nous savons qu'il est vraiment le Sauveur du monde. »
Paris, i5 avril 1906.
Fête de Pâques.