‹ La dévotion au Sacré-Cœur de JésusChapitre 148 sur 242 · Lebarq, 1. c · texte numérisé non relu

Lebarq, 1. c

LA DÉVOTION AU XVIIe SIÈCLE 367

hommes, et, pour mieux parler de mon cœur, viens sentir de près les ardeurs qui me consument1. » L'orateur continue, en s'adressant au disciple bieu-aimé : « Jean, puisque vous en êtes le maître, ouvrez-nous ce cœur de Jésus; faitesnous-en remarquer tous les mouvements, crue la seule charité excite. » Il reprend : « C'est ce qu'il a fait dans tous ses écrits : tous les écrits de saint Jean ne tendent qu'à expliquer le cœur de Jésus. » Bossuet, interprète de Jean, va nous l'expliquer lui-même : « En ce cœur est l'abrégé de toutes les merveilles du christianisme. Mystères de chariié dont l'origine est au cœur; un cœur, s'il se peut dire, tout pétri d'amour : toutes les palpita!: tous les battements de ce cœur, c'est la charité qui les produit. Qui l'a fait... habiter avec nous? L'amour. Cest ainsi que Dieu a aimé le monde... C'est donc l'amour qui l'a fait descendre pour se revêtir de la nature humaine. Mais quel cœur aura-t-il donné à cette nature humaine, sinon un ( œur tout pétri d'amour?.. Donnez-moi tout ce qu'il y a de tendre, tout ce qu'il y a de doux et d'humain : il faut faire un Sauveur qui ne puisse souiinrles misères sans être saisi de douleur2... » Suit un beau tableau du cœur de Jésus, L'orateur conclut : « Voilà, mes Frères, quel est le cœur de Jésus, voilà quel est le mystère du christianisme. C'est pourquoi l'abrégé de la foi est renferm é dans ces paroles : « Pour nous, nous avons cru à

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