‹ La dévotion au Sacré-Cœur de JésusChapitre 180 sur 242 · Le P. Araeiote. Voir quelques passages ci-dessus · texte numérisé non relu

Le P. Araeiote. Voir quelques passages ci-dessus

EFF0RTS SPÉCUUX P<>«« 0RGANISER U DÉT0TI0„ ,

,aiï°T ^ Série' Première méd»ation : « Que la très

Seconde : « Que |e Cœur de Jésus est le sanctuaire et limage des d.viaes perfections. »

l'auSr UV: " QUelcjCœur deJésusestle temple, 1 autel et lencensolr du divin amour. » P

Uuatrième : « Que le Opiip a* ia

d'un amour éternel et Lm^ ^ — *»

Cinquième :,, Qlle le Cœur de Jésus est le princiDe

D e a rted?,a H0Te-Dr'' ^ ^ Vie de^^"^ u<eu, et de la ne des enfants de Dieu »

Suième : « Trois Cœurs de Jésus qui ne sont qu un cœur ,,. Ce sont : « le cœur divin ? V *P "tue., le très saint Cœur dl^ H

5»ept,ème • « Les miracles du Cœur 5e Je us Le monde de la nature, le monde de la «£ .1 monde de la gloire. ° ' le

Huitième : « Que le Cœur de Jésus est „n„ r na.se danmur purifiant, iliumLTn , tn i^" transformant et déifiant. » ncunant,

sur Je cœur de chair il ne l'onwll D~auoouP dant car elles rappel/en! "bl^^T £ coup de lance, et, suivant une idée eSrZÙ

rius peut-être que par son livre ]^ R ï

Eudes^ a travail, ^^Pour dévotion ault de jt"s

par lofiice et la mew nn'fl « . wus

messe ciu " a composés pour la

fête et sod octave. C'est là, en effet, une œuvre originale, qui rappelle par endroits l'incomparable office du Saint-Sacrement, pour le mélange harmonieux d'une pensée riche et profonde, de l'enthousiasme poétique, de la piété suave et solide, toute nourrie de l'Écriture et des Pères1. Les thèmes de peDsée sont à peu près ceux que nous avons rencontrés dans le livre XII du Cœur admirable; mais, grâce en partie aux contraintes salutaires du genre liturgique et du rythme, l'expression est plus vigoureuse et plus ramassée. Quanta l'esprit général, c'est le plus pur esprit de la dévotion au Sacré-Cœur, surtout l'esprit d'amour, l'amour de l'homme qui veut répondre à l'amour de Dieu. Plusieurs de ces strophes, plus ou moins modifiées parfois, ont été empruntées pour d'autres offices, celle-ci, par exemple, que le P. de Galliffet a transcrite pour le sien.

0 Cor. amore saucium. 0 cœur blessé d'amour,

Amore corda saucia; Blessez d'amour nos cœurs

Vitale nectar cselitum. Nectar de vie pour les Bienheureux,

Amore nos inebria2. D'amour enivrez-nous.

Voici l'Invitatoire de Matines :

Jesu coramantissimum venite adoremus : Qui est araor et vita nosfcra3.

1. Le rythme est loin cependant de la plénitude et de l'aisance des compositions de saint Thomas; la rime se réduit souvent à une simple assonance. Le P. Eudes s'astreint d'ordinaire aux lois de la quantité classique, tandis que les « rythmes » de saint Thomas sont, comme on sait, régi -s par l'accent.

& Hymne de Vêpres. — 3. Venez, adorons le cœur très aimant de Jésus : Qui est notre amour et notre vie.

Et voici l'Oraison :

Pater misericordiaram et Deus totius consolationis, qui propter nimiam caritatem qua dilexisti nos, dilectissimi Filii tui cor amanti?simum nobis ineuabili bonitate dona^ti, ut te uno corde cum ipso perfecte dHigamus : praesta, quœsumus, ut cordibus nostris inter se et cum corde Jesu in unum consurnmatis, omuia nostra in caritate ejus fiant, atque, ipso interveniente, justa cordis nostri desideria co.*:i pleantur*.

Les Antiennes sont toutes bibliques et ne respirent qu'amour; elles sont souvent modifiées de façon à enchâsser le mot cœur. Les leçons soit bibliques, soit patristiijues, sont fort bien choisies. Et la remarque ne s'applique pas seulement à celles du jour, mais à celles de l'octave. La Messe enfin est une Messe toute d'amour, toute pleine du Sacré-Cœur, de son amour pour Dieu et pour nous, de notre amour pour lui. C'est là de la grande et belle liturgie, qui étendra et prolongera l'influence du P. Eudes jusque dans les milieux les plus imprégnés de la dévotion de Paray. Preuve évidente, à défaut d'autre, que les deux dévotions ne se présentaient pas comme distinctes, puisque l'on chan-

1. Père des miséricordes et Dieu de toute consolation, vous qui, dans l'excè? d'amour dont vous nous avez aimés, nous avez donné avec une bonté ineffable le cœur de votre bien-aimé Fils, pour que nous puissions vous aimer parfaitement en union de cœur avec lui : accordez-nous, nous vous en prions, que nos cœurs étant consommés dans l'unité entre eux et avec le cœur de Jésus, touU notre vie soit une vie d'amour entre lui et nous et que, par sa médiation, les juste§ désira de nos cœurs l'accomplissent.

tait le Sacré-Cœur révélé à Marguerite-Marie avec les formules empruntées au P. Eudes.

Ainsi le B. Jean Eudes a préparé le terrain. ïl a suscité un mouvement dans le sens de la dévotion; il a parlé du coeur de Jésus avec beaucoup d'amour, de science, de piété; il en a été le premier chantre liturgique; les confréries qu'il a établies en l'honneur du Cœur de Jésus et de Marie ont aidé à en établir d'autres en l'honneur du Sacré-Cœur ; les approbations qu'il a obtenues ont encouragé à en demander d'autres; il a institué et propagé la fête, et il a été, comme dit le décret du 6 janvier 1903, qui introduisit sa cause et le déclara Vénérable , auctor liturgici cultus SS. Cordium Jesu et Marias, Enfin, avant et avec la sainte Visitandine de Paray, avant et avec les principaux promoteurs de la dévotion, le P. Eudes a été attaqué avec violence par les Jansénistes, par tous les ennemis du cœur de Jésus et du cœur de Marie. C'est sur lui qu'ils se sont, pour ainsi dire, essayés1. Le culte, tel qu'il s'est propagé dans le monde, tel qu'il est approuvé par l'Église universelle, est celui qui fut révélé à Marguerite-Marie ; et, pour conclure avec le P. Le Doré, « laB. Marguerite-Marie est, par excellence, l'apôtre du Sacré-Cœur de Jésus. C'est pour être celui du cœur de Marie que le P. Eudes a été choisi avant tout; mais il serait injuste de refuser à l'ardent missionnaire la gloire d'avoir servi de

Page 1