Voir Mlles, 1. 1, part. 2, c. I, S 7, t. r*,p. 333, note
l'ont étudiée de près. Telle est, en tout cas, la pensée de la sainte Visitandine, celle des principaux théologiens de la dévotion, celle de l'Église.
C'est comme « tout aimant et tout aimable » que Marguerite-Marie voit le Sacré-Cœur; le cœur que Jésus lui découvre, c'est « ce cœur qui a tant aimé les hommes ».
Les théologiens de la dévotion s'en expliquent dans le même sens. Le P. Croiset commence ainsi son ouvrage sur La dévotion au Sacré-Cœur : « L'objet particulier de cette dévotion est l'amour immense du Fils de Dieu, qui l'a porté à se livrer pour nous à la mort et à se donner tout à nous dans le très saint Sacrement de l'autel 4. »Et après quelques explications : « H est aisé de voir que l'objet et le motif principal de cette dévotion est l'amour immense que Jésus-Christ a pour les hommes, qui n'ont la plupart que du mépris ou de l'indifférence pour lui. »
Le P. de Galliffet, à ceux qui prétendaient que la fête nouvelle ne se distinguait pas des autres fêtes, comme de la Passion, du Saint-Sacrement, etc., répondait : « L'objet immédiat de ees fêtes n'est pas proprement l'amour du Christ. Dans celle du cœur de Jésus, au contraire, l'amour dont brûle ce cœur très saint est l'objet immédiat de la fête, en union avec son cœur : de sorte qu'on peut le dire en vérité, l'amour du Christ envers les hommes est proprement et immédiatement
visé dans cette fête *. » Il disait un peu plus tard : « Personne ne peut examiner avec un peu d'attention la nature de cette fête sans voir aussitôt que, sous le nom et le titre du cœur de Jésus, il s'agit en réalité de la fête de l'amour de Jésus. Car c'est là l'essence du cœur de Jésus2. » Le P. Ferdinand Tetamo disait dans son ouvrage sur le Sacré-Cœur, publié en 1779 : « La fête du Sacré-Cœur a pour objet l'amour de Notre-Seigneur Jésus-Christ symboliquement représenté dans le cœur matériel. » Et le maître des cérémonies du palais apostolique, en 1860, citait ces paroles comme exprimant la doctrine admise de tous3.
Les documents officiels disent la môme chose. Nous avons déjà cité la formule de concession d'indulgences « en faveur des confréries du Sacré-Cœur et de son perpétuel amour ». Dans l'oraison de la fête du Sacré-Cœur, nous disons : « Nous glorifiant dans le cœur très saint de votre Fils bien-aimé, rious repassons les principaux bienfaits de sa charité. » Non pas, qu'on le remarque, ses bienfaits seulement, mais les bienfaits de son amour, sa charité bienfaisante. On a