A MONSEIGNEUR STADLER. XVII
rer là avec vous. Monseigneur, et la série des faveurs de choix qu'il vous destine n'est pas épuisée ; nous en avons pour garant la singulière marque de confiance que tout récemment le Souverain Pontife vient encore de vous accorder.
A riieure présente, dans l'ordre religieux, le monde est tourmenté du besoin de l'unité, de tous côtés on la réclame. En dehors même de l'Église catholique, de nobles esprits déplorent les séparations opérées par le malheur des temps entre les membres de la grande famille chrétienne, et ils appellent de tous leurs vœux le moment où il n'y aura plus qu'un seul troupeau et qu'un même pasteur. Instruit des dispositions favorables dont les peuples de VOrient en particulier se montrent aujourd'hui animés, le Vicaire de Jésus-Christ s'est empressé de les seconder, et il ne tiendra pas à lui que les brebis dispersées ne rentrent toutes au bercail.
Pour les décider au retour, rien ne lui coûte et il 71 est sorte d'avances qu'il ne fasse. Il ne lui suffit pas de leur avoir adressé des Lettres pleines de paternelle affection en vue de les affermir dans leurs bons desseins; si les intérêts de l'Église universelle ne le retenaient auprès du tombeau des Apôtres, sur-le-champ il irait en personne les trouve^' pour leur exprimer combien il serait heureux de les recevoir dans ses bras et de les serrer sur son cœur. Cette satisfaction lui étant interdite, il veut du moins que quelques-uns des