I. — INDICATIONS OPÉRATOIRES
Il est indispensable de les respecter si l’on veut garder à la méthode son double caractère d’être à la fois efficace et ambulatoire. Nous les rappellerons donc :
1° Hémorroides
Nous ne présentons pas la diathermo-coagulation comme une méthode susceptible de supplanter la méthode sclérosante, bien au contraire ces deux méthodes doivent se compléter. La diathermocoagulation monopolaire se présente essentiellement comme un traitement complémentaire de la cure sclérosante lorsque celle-ci n’aura pas été suivie d’une guérison totale. On sera appelé à pratiquer ce traitement complémentaire dans les cas suivants :
y: 94 A — Hémorroïdes à prolapsus permanent ou récidivant.
—— Hémorroïde interne à forme tumorale.
— Hémorroïdes mixtes,
2° Fissures
La diathermo-coagulation monopolaire doit être réservée aux fissures évoluées (transformées en ulcérations atones), ou compliquées (d’une suppuration de voisinage ou d’une poussée hémorroïdaire).
Les fissures simples sont justiciables de l’injection périfissuraire d’une solution anesthésique huileuse.
3° Néoformations ano-rectales
À l'exception des tumeurs malignes, toutes les néoformations ano-rectales sont justiciables de la diathermo-coagulation monopolaire :
— Papillomes et condylomes.
— Polypes hémorroïdaires et polypes isolés de l’'ampoule rectale.
— Hypertrophie papillaire.
À la limite entre tumeurs bénignes et malignes se place la fumeur villeuse. À condition de n'être dégénérée en aucun point (biopsies multiples) elle pourra être extirpée par la méthode monopolaire ; le malade devant alors être suivi pendant des années.
4° Prolapsus non hémorroïdaire par laxité muqueuse et sphinctérienne.
Fréquent chez le vieillard, la diathermo-coagulation est le seul traitement susceptible de l'améliorer.
ÉNOUi EE IT. —— AVANTAGES DE LA MÉTHODE MONOPOILAIRE
1° Elle présente les avantages communs à toutes les méthodes de diathermo-coagulation :
— Remplacement d’une intervention chirur-
. gicale avec toutes ses conséquences (anesthésie, hos-
pitalisation, soins post-opéraioires) par un acte de petite chirurgie.
— Formation de cicatrices souples, jamais ré-
tractiles, ni cheloïdiennes.
— Résultats parfaits tant au point de vue anatomique que fonctionnel.
2° Elle présente certains avantages par rapport aux méthodes bipolaires :
— Matériel plus maniable (une aiguille, pas d'électrode passive).
— Intervention plus simple (pas d’extériorisation des hémorroïdes, anesthésie locale réduite au minimum et souvent supprimée).
—— Action nécrosante moins rapide. Permettant
. de s'arrêter au stade de coagulation et d'éviter la
cealcination de l’escarre ; l'intervention est ainsi rendue plus précise, toujours adaptée à l'importance des lésions à détruire.
— Suppression de tout risque opératoire. Avec la méthode monopolaire, quelle que soit la puissance du générateur, le patient ne saurait être traversé par un courant trop intense. La coagulation ne prendra donc jamais une extension dangereuse.
— Diminution considérable de l'intensité des réactions post-opératoires qui font souvent même totalement défaut. La cure est strictement ambulatoire, n’entraînant jamais l’immobilisation du malade.
Vu : Le Doyen, Vu : Le Président de Thèse, TIFFENEAU. GOUGEROT.
Vu et permis d'imprimer :
Le Recteur de l’Académie de Paris,
G. Roussy.
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