TEMPOREL DES PAROISSES
3134. Eglise de Pessac : Novales en 1742.
3143. Eglise de Rions : Baux à ferme de dimes. 3145. Eglise de Salles : Procès relatifs aux dîmes (")
3° Série Q : Déclaration des Bénéñficiers.
Lorsque la Constituante, aux prises avec les plus graves embarras financiers, dut avoir recours aux biens du clergé pour essayer de rétablir l'équilibre entre les recettes et les dépenses, il fallut, avant tout, connaître aussi exactement que possible les revenus et charges de ces biens. Un décret du 13 novembre 1789 (?) décida que tous les bénéficiers seraient tenus de faire aux municipalités dont ils dépendaient une déclaration aussi exacte que possible du nombre, de l'étendue, de la qualité de leurs biens avec indication des revenus et charges de toute nature. Ces déclarations devaient être contrôlées par les municipalités, qui dresseraient ensuite un état des biens ecclésiastiques de leur ressort. Celles d’entre elles qui ont été conservées ont été groupées pour former en général la série Q des Archives départementales (notamment dans la Gironde); elles contiennent des détails très intéressants et précis sur les dîimes, leurs taux, leur produit, leur répartition entre les différents décimateurs, etc. Nous avons surtout consulté les deux cartons suivant(s :
884. Etat d'affermage des dîimes dans le district de Cadillac en 1790.
(1) Il existe, pour le clergé régulier, une série correspondant à la série G du clergé séculier : C’est la série H. Mais, n'élant pas invenloriée dans la Gironde, à l'époque où ces recherches ont élé faites, elle n'a pu être ulilisée.
(2) Rondonneau, [, 44.
4102. Déclaration de dimes ("}.
29 ARCHIVES DE L'ARCHEVÈCHÉ DE Borpeaux. — Elles sont en partie constituées, on l’a vu, par un grand nombre des cartons de la série G, qui, après être restés longtemps dans les locaux de l’archevêché, ont été rapportés aux Archives départementales.
Ils sont groupés en deux séries distinctes, séries Let R, toutes deux très utiles pour notre sujet.
1, Série L : Visites des archevèques.
L'archevèque faisait fréquemment des tournées d'inspection dans son diocèse. Son arrivée était annoncée à l'avance et le contrôle portait sur toutes les parties de l'administration paroissiale : revenus, charges, comptabilité des bénéfices, procès, état matériel des églises, nombre des fidèles et communiants (?). Les plus célèbres tournées d'inspection faites au xvir siècle dans le diocèse de Bordeaux furent celles du cardinal de Sourdis, de Mgr Henri de Béthune, de Mgr Louis d’Anglure de Bourlemont; au xvut siècle celles de Mgr de Maniban, de Mgr de Lussan. Des procès-verbaux détaillés étaient dressés de ces visites, et ils sont surtout intéressants à partir de 1731, date où Mgr de Maniban fit imprimer un « Estat des demandes qui seront faites et des articles
(') Un autre document de même nature, parfois utile, bien que de valeur moindre que les déclarations de 1790, résulle des estimations des contrôleurs de vingtièmes dans la deuxième moilié du xvus® siècle. Le vingtième des biens fonds, on le sait, avait à sa base une déclaration par les propriétaires ou usufruiliers, de la nature, étendue, qualité et produit nel moyen annuel de leurs biens-fonds. Pour prévenir la fraude on inslilua un corps de fonctionnaires spéciaux : un directeur des vinglièmes par Généralilé, ayant sous ses ordres plusieurs contrôleurs des vingtièmes chargés de recueillir sur la qualité des biens-fonds tous renseignements pouvant faciliter la répartilion de l'impôt, el de dresser un état de produit net moyen de la mesure de chaque nalure de lerre. Or les biens du clergé devaient êlre, en principe, comme les autres, soumis au vinglième et par conséquent aux inspeclions des contrôleurs ; eu fait, ils ne payèrent jamais de vingtième, mais les contrôleurs n’en conservèrent pas moins l'habitude d'évaluer les revenus du clergé.
Assurément les opéralions de ces fonclionnaires ne sont pas à l'abri de toute crilique : surlout au début ils se montrèrent fort inexpérimentés, el les résullats de leurs travaux s’en ressenlirent Il fault néanmoins faire la part de la haine dans les atlaques dont ils l'urent l'objel, et ne pas méconnaître leur utilité, surtout quand une cerlaine habilude les eut rendus plus familiers avec la lâche qui leur incombait.
Au point de vue des biens ecclésiastiques, leurs eslimalions ne sont pas sans intérêt, bien que, le plus souvent, les contrôleurs se soient bornés à évaluer le chiffre global du revenu sans dislinguer entre les différentes sources de revenus.
Leurs estimations sont ordinairement groupées dans les séries C des Archives déparlementales.
(2) Ges lournées d'inspection élaient prescrites par l'arlicle 14 de l'Edit de 1695 sur les affaires ecclésiastiques.
» qui seront examinés lors de la visite de Mgr l'Archevêque de Bor-
deaux, dans les paroisses de son diocèse ». Cet état était envoyé d'avance aux curés qui rédigeaient un cahier de réponses servant à la rédaction définitive des procès-verbaux. Il y a dans ces cahiers d’utiles renseignements sur les produits des bénéfices, et notamment sur les dîmes, leur taux, les décimateurs, etc.
8 à 18. Procès-verbaux des visites pour les dix archiprêtrés du diocèse de Bordeaux, au cours des xvu® et xvi® siècles (Archiprêtrés de Benauge, Blaye, Bourg, Cernès, Entre-deux-Mers, Entre-Dordogne, Lesparre, Fronsac, Buch et Born, Moulis.
19. Procès-verbaux des visites archiépiscopales pour les paroisses de Bordeaux.
2° Série R : Revenus et charges des bénéfices.
Les vingt premières liasses de la série R sont formées des déclarations des bénéficiers et de l'appréciation de leurs revenus et charges par le bureau diocésain en 1730 et 1760, accompagnées de pièces justificatives, comptes, baux, quittances, demandes en décharge ou en modération, lettres des contribuables. Malheureusement ces liasses ne nous ont pas toujours été d'une grande utilité, car les chiffres du revenu n'y sont pas divisés, de sorte que la portion du revenu en dîmes, la plus importante pour nous, n’est pas séparée des revenus en biens fonds, rentes, cens, casuel, quêtes, etc. : reproche que nous avons eu déjà l’occasion d'adresser à beaucoup des estimations des contrôleurs des vingtièmes. Néanmoins, ce n’est pas sans profit que nous avons eu recours à quelques cartons de cette série.
4. Revenus et charges pour les six chapitres du diocèse, Saint-Seurin, Saint-André, Saint-Emilion, Cadillac, Génissac, Villandraut.