‹ La diphtérie et la sérumthérapieChapitre 100 sur 103 · JO · texte numérisé non relu

JO

Nombre d’interventions . . . -7— = 41,37 —

uS

Mortalité du tubage — jt- = 23 » —

■iüG

Novembre 1896 (74 .

De 0

De 1

Total.

Garçons.

Fill. s.

à 1 an.

a 5 ans .

)5 ans.

(juens . lii.

Angines

Angines et croups sans inter-

vention

la

Tubés

Trachéotomisés

Totaux

Morts : 10.

Angines

Angines et croups sans inter-

vention

Tubés

Trachéotomisés

Totaux

Totaux généraux . .

MOYENNES

Mortalité -4?- = 13,50 p. 100.

Nombre d'interventions . . . = 29,86 —

(1) Une fille trachéotomisée après avoir été lubée ; une trachéotomie.

Décembre 1896 (84).

De t

De 5 à '

Total.

Garçons.

Filles.

à 1 an.

a 5 ans.

15 ans.;

Angines

Angines et croups sans inter-

vention

Tubés

Trachéotomisés

A reporter ....

STATISTIQUE

De 3 à la ans.

MOYENNES

Mortalité = 17,85 p. 100.

Nombre ü interventions . . . =32,11 —

Mortalité du tubage = 42,30 —

Cinq enfants tracliéotomisés après avoir été tubés, une guérison, quatre morts. Une trachéotomie sans tubage préalable.

Total.

Garçons.

Filles.

De 0 à l au.

De 1 à o ans

Report

Morts : 1 3 .

Angines

Angines et croups sans inter-

vention

Tubés

Tracliéotomisés

Totaux

Résumé 1896.

En 1890, pendant ces dix mois, il est entré 1502 malades ainsi répartis : 120 diphtériques bactériologiques non injectés.

■ 10 de 0 à 1 an.

1087 diphtériques injectés au sérum . . ] 703 de 1 à 5 ans.

f 3G8 de 5 à 15 ans.

i 8 de 0 à 1 an.

Sur ces 1 087 malades, 313 ont été tubés. ’ 231 de I à 5 ans.

' 74 de 5 à 15 ans.

plus 2 ont été tracliéotomisés de : 29 p. 100.

Mortalité totale, 100. . . .

d’emblée : soit une moyenne d’intervention

' 9 de 0 à 1 an.

129 de I à 5 ans.

^ 28 de 5 à la ans.

Soit 15,20 pour les 1 087 malades injectés.

Soit 13,0 pour les 1 087 + 120 = 1 213 diphtériques.

La mortalité du tubage a été de 110 soit 37,0 p. 100.

7 4 de 0 à ’ 95 de 1 à ^ 17 de 5 à

I an.

5 ans.

15 ans.

Malades non diphtériques, 289.

ADDENDUM

Depuis la rédaction de la partie bactériologique de cet ouvrage (janvier 1897), des recherches entreprises en collaboration par MM. Barbier et Tollemer ont fortement modifié certaines des opinions généralement admises en France sur ce sujet, en tendant à enlever à la diphtérie son caractère de maladie localisée aux voies aériennes.

Ces recherches {Société medicale des hôpitaux de Paris, 29 octobre 1897) ont porté sur l’examen bactériologique des viscères d’enfants morts au pavillon de la diphtérie, à l'hôpital Trousseau : elles ont montré que le bacille diphtérique existait dans des organes où sa présence n’était guère admise. Chez des enfants morts en pleine infection diphtérique, le bacille de Klebs-Lœfller a été trouvé cinq fois dans le bulbe et la protubérance ; deux fois dans les ganglions cervicaux, une fois dans les ganglions bronchiques, une fois dans la rate : le sang du cœur a donné une fois un résultat douteux et une fois un résultat nettement positif. Dans tous les cas examinés le bacille a été constaté dans les poumons et l’arbre bronchique, soit pur, soit associé à d’autres microbes. Jamais dans les autres viscères le bacille n’existait seul : il était accompagné du streptocoque, du staphylocoque ou encore d’autres microorganismes.

11 est évidemment difficile de prouver que la présence du bacille dans les viscères n’est pas due à l’envahissement cadavérique : cependant plusieurs faits, en particulier son absence dans certains cas où l’arbre bronchique et les poumons en fourmillent, font penser qu’il ne s’agit pas d’une diffusion post mortem, mais bien d’une infection réalisée chez l’individu vivant, sous l’influence de causes qui restent à déterminer. Les diphtéries où le bacille a été trouvé dans les viscères étaient des diphtéries à allures graves, et le bacille isolé des organes, en particulier celui des centres nerveux, a toujours montré une virulence considérable.

On est conduit à penser que la présence du bacille dans les centres

oGO

ADDENDUM

bulbaires, où il arrive probablement en suivant la gaine des nerl's crâniens, a une certaine importance au point de vue de la pathogénie des paralysies diphtériques et des accidents bulbaires. A noter aussi la vaste étendue du champ d’absorption constitué par les bronches et les poumons, comparée à celle de la gorge.

TABLE DES MATIÈRES

Introduction i

Chapitre I. — Aperça historique de la découverte du sérum antidiphtérique 1

Page 1