PROS
sérum de cheval, peut se montrer de nouveau réceptif après une période variable. x
Moody, expérimentant sur 316 enfants, trouve que, dans 24 o/o des cas, la R. S. redevenait positive quatre semaines après l'injection de sérum.
Cela montre qu'après une injection de sérum chez un malade atteint de diphtérie, deux éventualités peuvent se produire :
ou bien l'immunilé donnée par le sérum se lransformera en une immunité définitive qui durera autant que l'individu, et le rendra pour toujours réfractaire à la diphtérie. La R. $S. dans ce cas restera toujours négative.
ou bien cette immunité sérique sera toute provisoire, ne durera qu'un temps plus ou moins long. L'individu reviendra.
réceplif à la diphtérie en même temps que la R. S. pratiquée à nouveau chez lui reviendra positive.
On voit donc l'intérêt qu'il peut y avoir à pratiquer tous les quinze jours environ la R..S. chez les malades traités par le sérum. On verra ainsi s'ils restent immunisés ou s'ils redeviennent réceptifs; on saura par. suite s'il y a lieu de leur faire une nouvelle injection ou si l’on a le droit de s'en abstenir.
| Dans cet ordre d'idées, la R. S. à encore permis de se rendre compte que l'immunité conférée par réinjection d’une nouvelle dose de sérum persiste moins longtemps que celle donnée par une première injection, et ne dure
à — 73 — guère que 8 à 10 jours. Elle confirme ainsi les idées
qui avaient élé acquises sur ce point expérimentalement
par MM. Pirquet, Weil Hallé et Lemaire.
LA R. S. COMME MOYEN DE CONTROLE DE L'ÉTABLISSEMENT D'UNE IMMUNITÉ NATURELLE.
Il est facile, par la réaction de Schick pratiquée à intervalles assez éloignés chez les mêmes sujets de se rendre compte de l'établissement chez eux d’une immunité naturelle contre la diphtérie.
Nous avons eu l’occasion de pratiquer, à 42 jours d'intervalle, la R. S. chez 11 enfants.
Dans la première séance d’intra-dermo-réaction, 8 enfants présentaient une réaction négalive et 3 une réaction positive. Aucune injection de sérum ne fut faite chez ces enfants. ] |
Dans la seconde séance, les 8 enfants à réaction négative présentaient toujours la même réaction. Des 3 enfants qui présentaient primilivement une réaclion positive : :
un seul, âgé de huit ans, présentait tou: :
jours la même réaction ; les deux autres, âgés de quatre ans el de quatre ans el, demi, présentaient une réaction négative. |
Ces deux derniers enfants, en l’espace de six semai-
es, s'étaient donc immunisés naturellement contre la
diphtérie.