CONCLUSIONS
1° La réaction de Schick est une réaction biologique dont le but est de déterminer l’état d'immunisation des
individus contre la diphtérie.
2° Née en Autriche en 1913, elle n’y a pas été accueillié avec beaucoup de succès, probablement à cause de l’existence possible dé pseudo-réactions que Schick n'avait pas su distinguer mais que les auteurs Américains ont parfaitement différenciées. Sous l'influence de Park et de Zingher qui ont compris toute sa valeur, elle est employée journellement el sur une grande échelle aux Etats-Unis. Elle commence seulement à être connue
en France où elle est encore peu appliquée.
3° Elle montre que les sujets qui réagissent négativement à l'injection intra-dermique d'une pelite quantilé de loxine diphtérique ne contractent jamais la diph- térie, el celn parce qu’ils possèdent par centimètre cube
de sérum au moins un trentième d'unité antitoxique.
SRE
4 Elle montre au contraire que ceux qui réagissent
posilivement à cetle injection sont réceplifs à la diph- 2 A SE
térie, mais ne la conlractent pas forcément, même s'ils
sont porleurs de germes,
5° D'une applicalion simple, d’une interprétation facile, elle constitue un progrès réel sur les méthodes employées avant son apparilion pour la recherche du
pouYoir immunisant des sérums contre la diphtérie.
6° Sa valeur est la même chez lous les individus, qu'ils soient en bonne santé ou qu'ils se trouvent sous l'influence d’une maladie aigüe où chronique.
7° Permellant de savoir rapidement si un sujet quelconque est réceplif ou réfractaire à la diphtérie, elle a contribué à éclairer d’une lueur nouvelle le. problème encore si obseur de limmunité contre la diphlérie. Dans ce sens el par elle, on a pu éludier :
lV’élat d’immunité contre la diphtérie d'une façon globale ; l’état d'immunilé contre la diphtérie aux différents âges de la vie ; ï la transmission de l'immunité des mères à leurs enfants :
limmunité chez les enfants d'une même famille :
le développement de l’immunité chez les
sujels atteints de diphtérie :
d'une part, chez ceux qui ne sont pas
RTS
traités par le sérum anlidiphtérique:
d'autre part, chez ceux qui subissent le traitement sérothérapique ; la durée de l’immunilé due au traitement sérothérapique ;
le développement de l'immunité naturelle.
8 Elle a pu parfois permeltre d'établir d’une façon
plus certaine le diagnostic d'une angine douteuse.
9 Elle a permis de distinguer chez les porteurs de germes diphtériques :
d'une part, les porteurs réfractaires, les plus dangereux pour la société ; - d'autre part, les porteurs réceptifs, dange-
reux pour la sociélé el pour eux-mêmes.
10° En cas d’épidémie, elle permet de séparer les réceptifs des réfractaires et de ne traiter par le sérum que les premiers, d'où économie de sérum ; mais cela seulement si l’épidémie ne s’élend pas trop rapidement et si le génie épidémique n'est pas trop. mauvais ; elle réclame en effet 24 heures au moins pour donner une
- réponse précise, ct parfois il n’est pas permis d’atten-
dre autant avant d'agir.
11° Sa principale application paraît être dans l'étude du développement d'une immunilé active comme on tente de la réaliser aux Etats-Unis. Elle permet alors de suivre pas à pas le déveléppement de celle immunilé et
- constitue par suite un moyen de contrôle excellent.
RP ie
12 C’est donc une réaction de valeur, facile à appliquer, très ulile pour la recherche de l'immunité antidiphtérique quand on ne se lrouve pas pressé par les circonstances ; mais son application n’est pas pratique quand on doit agir vite, en particulier en temps
d’épidémie.
Vu : le Président de Thèse, MARFAN.
Vu: Le Doyen, ROGER.
Vu et permis d'imprimer !
Le Vice-Recteur de l’Académie de Paris,