HomCj iOjtmi. Il a reçu les lettres de M. do Carpi et du
APPENDICE. B. CORRESPONDANCE D*A. PIO 46i
grand maître. Il demande à M. d'Albi son projet de lettre, pour que toutes les lettres aiUent ensemble. Rien de nouveau à Rome, sauf que le pape fait lever des gens de pied. S'il avait voulu des Français, le cardinal aurait été à la moiistre. Il compte que Tambassadeur le soutiendra, s'il est question de son congé. P. S. autog. Sign. aiitog. : « Vostre a vous amy, F. card""' de Clermont », Missive sur simple feuille. Adresse : (( AMons' le conte de Carpe, ambassadeur du Roy ». Intit, : « Mons' de Carpe. »
Louis Robertet,
4. Melun, 3 avril. M**" (le légat) vous écrit. M. de Paris veut que je vous écrive pour Fexcuser ; il a été au devant du légat^ puis à Paris, puis à Laon pour Télection à Tévêché du frère de M. de Vendôme, il rejoindra le roi à Lyon : d'ici là, je me fais fort de lui faire parvenir les lettres que vous lui écririez.
P. S. « Mons', si vostre homme escripvoye ses lettres plus au large les lignes Tune de l'autre, ce seroit plaisir, car Ton ne peut mectre le déchiffrement entre deux et quelque foys que en XX lignes n'y a que deux motz de chiffre. Et seroit mieulx qu'il escripvist plus large ou qu'il mist le chiffre tout après comme je faiz. » Missive entièrement autographe, sur simple feuille. Sign. :« Vostre humble serviteur^ Loys. Ro- BERTET. » Adresse : ce A Monseigneur,'Monseigneur le conte de Carpy, conseiller chambellan ordinaire du Roy et ambassadeur à Rome ». Intit. : « Monseigneur ».
Le sire de Champdeniers^ gouverneur de Gênes.
•5. Gênes, Hjuin. Au reçu des lettres de l'ambassadeur, il en a envoyé un double déchiffré au roi, 'un autre au grand maître. Malgré son avis, I^régent ^ avait été autorisé à quitter
1) Amiral des gftièt*es françaises.
462 LA DIPLOMATIB AU TEMPS DB MACmAVEL
Gênes avec ses six galères et huit brigandines, fort bien équipées, pour aller en Provence embarquer 400 hommes et croiser contre les Maures. Legouvemeur a immédiatement envoyé une barque en Provence et une en Corse, ordonner à Prégent, au nom du roi, de revenir. Il s'est fait porter par Prégent à Vintimiglia, et de là, en neuf jours, il a passé une rapide inspection de toute la Rivière. Le peuple ne désire point de changement ; il ne peut y avoir que quelques ambitieux et les gens à leur solde qui désirent un mouvement. Sur Tavis de l'ambassadeur, il fera bon guet. Le porteur de la .lettre, François de Grammont,pourra rapporter des nouvelles. D'ailleurs, il passe souvent ici des courriers de France, d'Espagne, d'Angleterre, par qui on peut envoyer: s'il y a besoin d'exprès, une barque à hune, de Rome à Gônes, coûte 12 écus. Si l'ambassadeur trouve insuffisant le chiffre du cardinal de Clermont, il peut en confier un autre à Grammont, Le gouverneur a averti le roi du bruit courant k Gênes,qu'il ne faisait la guerre en Italie que pour donner la tiare au légat, et que maintenant, le légat mort, il va y renoncer. Tout le monde le dit. MisHve, sur simple feuille. Sign. aiit, : « Vostre bon frère et parfait amy, Db Rochechodart. » Adresse : « A Mons*" et bon frère, Mons"" le conte de Querpy, ambassadeur pour le Roy, à Rommc. » Intit, : « Mons' ».
5° Copies ds documents envoyées a l'appoi des dâpêcubs.
1. Copie d'une lettre du roi au pape * en faveur du cardinal de Nantes, pour révêché de Lescar, malgré les poursuites du cardinal d* Albret, à l'instigation du roi de Navarre qui se disait souverain du comté de Béarn. Le procès pendant en parlement à ce sujet vient d'être vidé contre le roi de Navarre,
1) Cf. Lettres du roi, n^ 4.
APPENDICE. B. GORBESPOKDANCE d'a. PlO 463
et la question est réglée. « Bloys, le — (sic) jour de février w.
2. « Exemplum litterarum Catholîci Régis ad magnificurn dominum Hieronimum de Cabanillas, oratorem suum apud Xristianissimum Regem^traductum de verboad verbum ex lingua hispana in Ic^tinum. »
Au printemps, pour rendre à Tempereur ses domaines, il faudra porter la guerre sur les terres propres de Venise, et, dansée but, il faut justifier la guerre devant Dieu et le monde Après la trévcf s'il y en a une, il faudra donc, au nom de tous les confédérés, adresser à Venise la sommation suivante : « Ils savent que nous sommes unis pour recouvrer notre bien ; le pape, la France et moi, nous Tavons repris, mais non l'empereur; que Vénitiens le lui restituent, il deviendront nos amis, et nous tournerons nos armes contre les Infidèles. Gela dépend d'eux. Sinon,nous marchons contre eux, et par leur fait ». Cette sommation serait à faire par tous les ambassadeurs aux cardinaux et ambassadeurs vénitiens à Rome. J'envoie dans ce but mon pouvoir à mon ambassadeur, pour prendre part à cette démarche collective. Si Venise acquiesce, la question sera résolue sans perte d'hommes et d'argent. Si elle refuse, notre cause sera justifiée, et nous pourrons agir. (S. D.).
6° Copie-lettres
Dans les dossiers de l'ambassadeur, se trouvent des extraits de la correspondance, transcrits sur papier ordinaire pour Tusage de l'ambassadeur, sans dates, ni formules, ni mention de signatures. Ce sont les transcriptions des dépêches chiffrées.
Le dossier d* Albert Pio contient six de ces extraits. Deux des dépêches du cardinal d'Amboise, qui se trouvent encore en original, ont fourni la matière de quatre d'entre eux: chaque dépêche deux fois transcrite, avec suppression de paragraphes dans une des copies^ Les deux autres transcriptions sont des fragments de dépêches du
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cardinal d'Amboise. L'une proteste de satisfaction pour l'action de Tambassadeuretd'une vive espérance d'entente avec le pape. L'autre démenties fausses nouvelles données par Té vêque de Sion et en Allemagne. Elle traite diverses affaires courantes :1e cardinal fait allusion à vmagotte et ma collicque qui m'ont forttormenté.» Le roi ne veut que servir le pape. Et, ajoute le cardinal, a quand il vouidroii changer propos, je ne demouroye une heure à son service, car je suis plus tenu à Dieu que a lui. Je suis cardinal et homme d'esglise, et ayant mon âme et mon honneur, et ayant receu de Sa Sainteté tout plain de bien et d'honneur ; pour tant, soyez seur que ne luy fauldray jamays. »