‹ La diplomatie et le droit nouveauChapitre 1 sur 22 · PRÉFACE · texte numérisé non relu

PRÉFACE

Les deux écrits qu'on trouvera dans ce petit volume à la suite l'un de l'autre se ressemblent par le fond des idées.

La forme et la date seules diffèrent, et c'qst la différence de date beaucoup plus que celle de forme qui peut faire pour le lecteur l'intérêt de les voir rapprochés.

Le premier, en effet, porte le millésime de janvier 1865. C'était le mo-

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ment, on se le rappelle, où le royaume d'Italie venait d'être reconnu, après quelques hésitations, par le gouvernement français. L'enthousiasme était ^ grand alors chez de sincères amis de la liberté pour la constitution de cette unité politique, dans laquelle ils voyaient, à tort suivant nous, une garantie d'indépendance indispensable à un peuple qui avait trop longtemps souffert du joug étranger. La nécessité supposée du but les entraînait à passer assez légèrement sur la nature suspecte et périlleuse des moyens employés pour l'atteindre. Mes scrupules étaient plus éveillés et donnaient naissance chez moi à de graves inquiétudes. Outre

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que je voyais à regret Tltalie, dans la poursuite aveugle de son unité, s'exposer à froisser violemment un intérêt délicat et suprême, très-cher aux consciences chrétiennes, le genre même des procédés mis en œuvre pour réunir en un seul royaume les divers États de la Péninsule me paraissait de nature à ébranler les fondements du droit public sur lequel reposent, depuis des siècles, l'union et Tindépendance des États européens. Danger d'autant plus sérieux que les amis de TltaUe, dans leur empressement à la justifier, s'efforçaient de donner à sa conduite le caractère non d'une exception, excusable par la passion ou les circonstan-

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