LIVRE II
Chapitre I. — La Convention franco-anglaise de Hanovre; les débuts de l'abbé Dubois (juillet-octobre 1716. — Le départ pour La Haye; prétextes et déguisement [2 juillet 1716); instructions réelles et secrètes: l'Angleterre et la Succession de France. — Première entrevue de Dubois et Stanhope à La Haye (21-22 juillet. — Retour de l'abbé à Paris (31 juillet); passage de Stanhope avec Georges I" en Hanovre. — Mission de Dubois à Hanovre (9 août). Conditions d'une entente entre les d'Orléans et la maison de Hanovre par les soins du ministère anglais : la paix et les Renonciations confirmées ; mesures contre les Jacobites et Mardick. — Exigence des Hanovriens pour plaire à l'Empereur, vainqueur des Turcs à Peterwardein; duel diplomatique de l'abbé et de Stanhope à Hanovre (19 au 22 juillet). - La crainte des Russes, les ambitions de Georges I" et de Rernstorlï en Mecklembourg déterminent Stanhope aux concessions. — Signature des préliminaires de la Convention secrète (24 août). — Les conférences relatives à Mardick en Angleterre; opposition des diplomates français, d'iiuxelles et d'Iberville et du cabinet whig (septembre 1716). — Signature de la convention secrète entre Georges I" et le Régent à Hanovre (9 octobre 1716).
Chapitre IL — La Triple Alliance, et sa conclusion a La Haye (janvier 1717). — Les alliés de Hanovre et leurs efforts pour s'associer les Provinces-Unies, soit en vue de la Succession de France, soit pour les intérêts de l'Électeur, roi d'Angleterre. — La Convention de Hanovre, non publiée jusqu'à la signature des États généraux. — Retour de l'abbé Dubois en Hollande (17 octobre 1716).
— Pendant les délais toujours longs des délibérations hollandaises, les whigs belliqueux, Townshend et les 'V\^aIpole, à Londres, le Conseil de Régence et d'Huxelles, à Paris, combattent l'œuvre concertée par Dubois cl Stanhope.
— Action secrète de l'abbé au Palais-Royal, par iNocé, Canillac, Saint- Simon ; action de Stanhope, plus ostensible, sur Georges I'•^ — Signature et ratification délinitives de la Convention de Hanovre à La Haye (28 novembre 1716). — Négociations de l'abbé auprès des Hollandais ; avantages qu'il leur offre, malgré d'Huxelles. pour le commerce. F^flicacilé et variété de sa diplomatie secrète. — L'accession des Hollandais conclue le 27 décembre 1716. — La signature du traité de La Haye (4 janvier 1717). — Ses consé- «luences, en Angleterre, pour l'avenir de la politiiiue hanovrienne, et htriomphe de Stanhope bientôt ministre : le renvoi de Townshend et le Schisme whig. — L'abbé Dubois, secrétaire du CabiniH du Roi et membre du Conseil des Affaires Étrangères.
P. 144 à ITS.
CHM'iriu; ni. — Lk Lfaokmain de la Thiplr Alliance. — 'Pai.^ ou'oceiiue ex Klhope ^lV'vri(M--jnillel 1717;. — Etal de la Régence et auloi-ité du Ui-gcnl, (iiierelies (laii.s les Conseils, parmi les piinees du sang, les bAlards et les nobles; impuissance financière du duc de .Noailles ; disputes religieuses. — Kllbrls de Dubois pour rendre le Prince " niailre du dedans par le dehors ". — Ses alliés à Londres et en Hollande. — l'ar la réconciliation de IKnipereur ave<: l'Lspagne, de Charles XII avec ses ennemis, la Triple Alliance devrait procurer au duc d'Orléans le consentement de l'Europe à ses ambitions, tel est le programme du Secret. L'abbé Dubois se charge de la pai.\ du Nord, Stanhope de la pai.x dans la Méditerranée entre Charles VI el Philippe V. — Les oflVes de l'Angleterre à l'P^mpereur, influencées par le Hanovre, dangereuses pour la paix de l'Italie et désavantageuses pour l'Espagne ; les oflres de la France dans le Nord, trop favorables au Hanovre. — La guerre menaçante en Italie par l'incident de Milan, l'arrestation de Molinès ordonnée de Vienne (mai 1717). — L'expédition espagnole de Sardaigne (juillet 1717). — Dans la Baltique, le Régent, sollicité par le Tsar à Paris (mai 1717) d'une alliance qui eût mis fin à la guerre au profit de notre inlluence, lécarte sous les apparences d'une vague amitié, et se laisse entraîner contre lui el la Suède par l'alliance hanovrienne
P. 178 à il G.
CHAPrntE IV. — Six mois ue tuéve. — Goertz, Albeko.m et Dubois (juillet-décembre 1717). — La guerre rouverte en Italie entre Charles VT el Philippe V et rallumée dans la Baltique par les négociations de Gœrlz. - En France, la crise de la Régence accentuée par l'opposition aux réformes de Law et les protestations des ultrainontains (juillet-août 1717). — Mais ni Philippe V, ni l'Empereur, ni dans le Nord le Tsar et la Prusse ne poussent leurs entreprises à partir du mois d'août 1717 immédiatement. — Profitant de cette trêve, Stanhope envoie son cousin à Madrid (août 1717); Dubois se fait envoyer officiellement (20 septembre) à Londres. — Accord, en vue de la paix, du Secret du Régent et de la diplomatie officielle, ménagé par Chavigny. Mais accord précaire : la vieille cour favorable à l'Espagne négocie en dehors de Dubois, et par Peterborough avec les Farnèse et Philippe V (juillet-novembre 1717); l'abbé garde à Paris sa diplomatie secrète avec Torcy, Nancré, Noce. 11 compte sur sa grande situation et ses aiais de Londres. — La crise des deux diplomaties (11 novembre 1717) ; le Régent prêt de céder aux manèges de la vieille cour et des Farnèse revient au Secret d'Angleterre par suite d'une maladie imprévue de Philippe V et sur les instances de Dubois accouru à Paris (8 décembre 1717). — Dubois victorieux, retourne à Londres établir officiellement avec Stanhope le « grand projet » de pacification européenne qui doit procurfM- nu Hégent la garantie des puissances à ses desseins secret;^
P. :>!(; a 1IH-1.