CHAPITRE PREMIER
Piemières traces de négociations diplomatiques entre la France et -les VÉNITIENS. — Obscurité et rareté des textes. — Les registres des Patti. — Le premier document est le traité de 883. — Les Croisades ouvrent l'ère des négociations. — Le récit de Geoffroy de Villeliardouin. — Traces des premières ambassades signalées à l'occasion du (>oncile de Lvon (1240). ' — Ambassades à Louis IX, à Charles de Valois. — Indications authentiques des preuves d'après mes recherches dans les registres manuscrits dits Commemoriali et MistI ciel Senato. — Nouvelles ambassades signalées sous Philippe de Valois (1332). — Les faits ne sont que généraux. — Absence de tous détails. — Indications des preuves de rapports commerciaux.— Importance des sources à consulter dites Sécréta Senato. — Nouvelles traces d'ambassades sous les règnes suivants jusqu'à l'avènement de Louis XI. — Les affaires d'Italie, principalement celles du duché de Milan, nécessitent des rapports plus fréquents entre le Roi de France et la Seigneurie de Venise. — Traduction d'une dépêche singulière de l'ambassadeur du Duc de Milan rapportant une conversation familière et politique jdu Roi Louis XI. — Le mouvement général des affaires sous Louis XI amène à l'établissement définitif des ambassadeurs ordinaires à la Cour. — Citations des preuves jusqu'à présent inédites. — Ambassadeurs vénitiens ordinaires à la Cour de France, depuis l'envoi d'Antonio Loredan (1482) jusqu'à l'arrivée des deux ambassadeurs extraordinaires au Roi Charles Y III et à la Reine Anne (1492) 283