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par extrasystole ventriculaire survenant régulièrement sans repos compensateur.
Quelques jours plus tard, alors que la poussée rhumatismale s'était éteinte, la conduction était à peu près restaurée : PR : 0722.
La malade présentait une atteinte profonde des complexes ventriculaires stigmatisant un état myocarditique : bas voltage, élargissement du complexe Q. R.S.
Dissociation ayant débuté par un allongement de l’espace PR qui revint à la normale après la disparition du blocage.
OBSERVATION N° 10. — Carr et REDppicx (Jour. of Amer. Med. Assoc., 1928).
Les auteurs rapportent 2 observations de bloc partiel au cours de l’atteinte rhumatismale.
a) Dans le premier cas, début par signes fonctionnels : dyspnée, palpitations.
ECG : Allongement de l’espace PR. Puis apparition d’un bloc partiel du type 2-1 avec restauration complète en 10 jours.
b) Dans le deuxième cas, le malade, au cours d’une première atteinte rhumatismale, présentait une dyspnée anormale.
ECG : Allongement de l’espace P R. Puis apparition d’un bloc partiel du type 3-1 qui disparut en 10 jours.
En résumé : Absence de signes physiques. Début par l’apparition de signes fonctionnels. Allongement de l’espace PR qui précéda l’apparition d’une dissociation auriculo-ventriculaire qui disparut en une dizaine de jours.
Dans les observations de dissociation incomplètes rapportées, nous trouvons une certaine analogie de caractères. Il ne nous a pas toujours été possible de préciser l’apparition du trouble car les malades étaient vus au cours de l’évolution d’une crise rhumatismale. Dans la majorité des cas nous avons cons-
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taté la présence de signes fonctionnels, dyspnée, irrégularités du pouls, qui en l’absence fréquente de signes physiques permettaient de suspecter une atteinte myocardique. Par contre les tracés électrocardiographiques nous montrent que le blocage était habituellement précédé d’un allongement de l’espace P R. L'apparition de la dissociation survenait quelques jours plus tard. Le rythme le plus fréquent était du type 2-1, les auteurs ne signalant pas la présence du simple blocage intermittent de l'oreillette.
La dissociation fut toujours de courte durée n’excédant pas deux semaines. L’espace P R reprenait rapidement une valeur normale. Nous n’avons relevé qu’une seule observation où les complexes ventriculaires aient présenté des anomalies (Observation de VIALARD).
Il. — ETUDE CLINIQUE
L'étude des observations rapportées et des deux cas que nous avons publiés nous montre le caractère fruste de la symptomatologie. Dans la plupart des cas nous avons constaté la présence d’irrégularités du pouls. Il s'agissait bien d’une véritable pause ventriculaire survenant irrégulièrement toutes les deux, trois ou cinq contractions, car les pulsations radiales étaient toutes d’égale force. Dans nos deux observations par contre le pouls s’est toujours montré régulier dans sa fréquence et son intensité.
La bradycardie n’est pas la règle dans la dissociation incomplète. Dans l’observation de GALLAVARDIN et PALASSE, les auteurs constatèrent un pouls qui battait à 50. Les tracés montrèrent que cette bradycardie était en rapport avec une dissociation auri-