‹ La divaChapitre 17 sur 76 · SCÈNE VIII · texte numérisé non relu

SCÈNE VIII

LesMèmes, MADAME PALESTINE, en grand costume, robe de satin bien, écharpe de gaze jaune, turban arec oiseau de paradis.

PALESTINE

Me voilà, moi...

JEANNE

Qu’est-ce que c’est que çà?,..

PALESTINE

Ça, c’est moi.

JEANNE

Mais ce déguisement...-.

PALESTINE

Ce n’est pas un déguisement,,., c’est une robe, et celle

LA ÜIVA

robe je me souviens que je l’avais le jour où Benjamin Conslanl... (Changeant de ton). Le moment est venu de vous dire pourquoi, toutes les fois qu’un garçon de café me demande son pourboire, je lui réponds par un baiser.

GAI.UCHET. .

Pourquoi ? Pourquoi ?

PALESTINE

Pareeque j’ai eu vingt-sept ans, moi aussi!... parce que cette femme que vous appelez aujourd’hui madame Palestine, on l’appelait autrefois la Belle limonadière.

RAFAEL

La Belle limonadière !...

PALESTINE

Oui... la Belle limonadière... au Palais-Royal, galerie de Chartres! quels souvenirs !..

JEANNE

Ah ! ma chère Palestine, ma chère Palestine, vous êtes bien la meilleure pâte de femme que je connaisse!.... Mais ne trouvez vous pas que décidément mon fiancé se fait un peu attendre?

PALESTINE

11 faut être juste... il a demandé deux heures, ce garçon... il a encore dix-sept minutes.

On frappe*

JEANNE

Ah 1 c’est lui!.... Entrez!

RAFAEL

Voilà le marié. Je n’en suis pas fâché, je m’ennuie, moi, dans l’habit noir.

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