ACTE DEUXIÈME
M ALAGA.
Mon pujblic... il va falloir jouer alors.
RAFAEL. '
Est-ce que nous n’avons pas aussi un prince qui doit venir . ce soir?
JEANNE
Le grand-duc de Gérolstcin.
■ PALESTINE, très-émut
Gérolstein!...
MAL AG A
Qu’csl-ce que lu as, loi?
PALESTINE
Je n’ai rien 1 Gérolstein !
RAOUL
11 devait en effet venir ce soir...
MALAGA
Mon sac !...
RAOUL
Votre sac? ' '
MALAGA
Eh oui, mon sac... Vous n’avez pas vu mon sac... tout mes diamants... Où est mon sac?
, TOUS
Le sac!... le sac! où est le sac?
RAOUL, l’apereeTant.
Le voici, le voici.
MALAGA
Ah I vous m’avez fait peur!,.. El vous disiez donc que le grand-diic...
RAOUL
U (levait en effet venir ce soir, mais la grande duchesse a mieux aimé aller voir une pièce militaire.
U AL Au 4.
Ah! oui, je s iis que la granclc-duchessc aime beaucoup les militaires.
RAOUL
hnliii il na pas pu venir, mais scs aides de camp sont dans la salle.
*Knlre le rrgii»cur.
Lh niiüISSEUfl, entront.
Mademoiselle Malaga !
HALAUA.
\ ous venez voir si je suis prôle... Bacalan, ayez d’abord la bonté de m’envoyer le coiffeur.
LE RÉGISSEl'R.
Il n’est pas venu ?...
MALAGA
Vous le voyez bien qu’il n’est pas venu...
BACALAN, appelant.
Alfred ! Alfred ! i^a Kafact et a Cniuchet.) Vous ferez bieo de vous dépécher, messieurs... c’est à vous tout à l’heure... (il sort en crient.) Alfred! Alfred !
GALUCHET
Au revoir, mademoiselle Malaga...
MALAGA
Au revoir. . et avertissez tout le monde que ce soir, dans l’entr’acle, on boira du champagne dans ma loge.
GALUCHET, è RafaSl.
Viens-tu ?
RAKAEL.
Oui... je viens... mais... (Avec émotion.) Malaga, j’aurais quelque chose à vous dire.
MALAGA
Quoi donc?... mon Dieu I
RAFAEL, de pluj en plua ému et regardant Raoul avec colère.
Non... pas maintenant... plus tard... en scène ce sera plus commode... Viens, Galuchet...
Il aort après avoir longuement contemplé Malaga. Même jeu de scèn» pour 1a sortie de Galuchet.