‹ La divaChapitre 75 sur 76 · ACTE TROISIÈME · texte numérisé non relu

ACTE TROISIÈME

Ce bonheur, dont j’étais si fière,

Vous l’ai-je assez sacrifié ?

Ce que vous devait l’ouvrière,

Malaga l’a-t-elle payé ?

Va t’en donc, pauvre comédienne,

Loin de l’objet de ton amour !

Il s’en va chez sa patricienne :

C’est à eir qu’il va fair’ sa cour I

PALESTINE, rentrant.

Ça y est.

MALAGA

Il est parti ?

PALESTINE

Oui.

M ALAGA.

Sans rien dire ?

PALESTINE

Si fait, il a dit quelque chose, et je peux d’autant mieux le répéter, que ça a un certain rapport avec la pièce. Il a dit que les auteurs ne savaient 'pas bien leur mythologie ; que Bacchus, pour consoler Ariane, lui avait donné un collier de pierres précieuses, qu’on avait eu tort d’oublier cet accessoire, et qu’il demandait, lui, la permission de réparer cet oubli.

Paltoquet !

PALESTINE

Le vieux monsieur qui se trouvait-là a ajouté...

MALAGA

Qu’est-ce qu’il a ajouté ?... les boucles d’oreilles?

PALESTINE

Non, il a ajouté que votre conduite était admirable.

MALAGA

Ah I j’aurais préféré... enfin! Et maintenant! Bacchus, tends-moi ton verre! je joue Ariane, et jamais, sans doute, je ne l’aurai joué plus au naturel que ce soir.

FINALE

MAL AGA

Et niainlonanl, c’est le inomcnl,

Pour animer le ddiioûment,

TOÜ.S.

Le di'noftment,

Tons ensemble avançons-nous,

Et dansons comme des fous !

TOUS

Comme des fous !

MAL AG A

Le pas sans égal,

Le pas sans rival,

Le pas sans pareil,

Le joli pas du lézard au soleil!

TOUS

Le joli pas du lézard au soleil.

MALAGA

Eh bien ! ceite danse Pleine d'innocence,

La noble assistance La verra ce soir.

Ce pas plein d’audace,

Ce pas plein do grâce.

En payant sa place On pourra le voir. .

Lorsque minuit sonne,

La danse bouffonne A la pièce donne Un peu de brio.

Notre comédie,

, . Messieurs, est finie , j. .

A la diva criez : bravo !

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