ACTE TROISIÈME
Ce bonheur, dont j’étais si fière,
Vous l’ai-je assez sacrifié ?
Ce que vous devait l’ouvrière,
Malaga l’a-t-elle payé ?
Va t’en donc, pauvre comédienne,
Loin de l’objet de ton amour !
Il s’en va chez sa patricienne :
C’est à eir qu’il va fair’ sa cour I
PALESTINE, rentrant.
Ça y est.
MALAGA
Il est parti ?
PALESTINE
Oui.
M ALAGA.
Sans rien dire ?
PALESTINE
Si fait, il a dit quelque chose, et je peux d’autant mieux le répéter, que ça a un certain rapport avec la pièce. Il a dit que les auteurs ne savaient 'pas bien leur mythologie ; que Bacchus, pour consoler Ariane, lui avait donné un collier de pierres précieuses, qu’on avait eu tort d’oublier cet accessoire, et qu’il demandait, lui, la permission de réparer cet oubli.
Paltoquet !
PALESTINE
Le vieux monsieur qui se trouvait-là a ajouté...
MALAGA
Qu’est-ce qu’il a ajouté ?... les boucles d’oreilles?
PALESTINE
Non, il a ajouté que votre conduite était admirable.
MALAGA
Ah I j’aurais préféré... enfin! Et maintenant! Bacchus, tends-moi ton verre! je joue Ariane, et jamais, sans doute, je ne l’aurai joué plus au naturel que ce soir.
FINALE
MAL AGA
Et niainlonanl, c’est le inomcnl,
Pour animer le ddiioûment,
TOÜ.S.
Le di'noftment,
Tons ensemble avançons-nous,
Et dansons comme des fous !
TOUS
Comme des fous !
MAL AG A
Le pas sans égal,
Le pas sans rival,
Le pas sans pareil,
Le joli pas du lézard au soleil!
TOUS
Le joli pas du lézard au soleil.
MALAGA
Eh bien ! ceite danse Pleine d'innocence,
La noble assistance La verra ce soir.
Ce pas plein d’audace,
Ce pas plein do grâce.
En payant sa place On pourra le voir. .
Lorsque minuit sonne,
La danse bouffonne A la pièce donne Un peu de brio.
Notre comédie,
, . Messieurs, est finie , j. .
A la diva criez : bravo !