L.ors ma Dame, voyant que j'avais dans la nue
Cessé de m'absorber, dit : «Abaisse ta vue
Et vois quel grand parcours tu viens de traverser. »
Depuis l'heure où j'avais regardé sur la terre, Je m'étais avancé de tout l'arc planétaire Qui va du méridien jusqu'au second climat *.
Je voyais au delà de Cadix le passage
Qu'osa tenter Ulysse ; en deçà, le rivage
Où fut la belle Europe un fardeau plein d'appât ^.
Et j'aurais pu plonger plus avant dans cette aire, Mais déjà, sous mes pieds, vers un autre hémisphère, Distant d'un Signe et plus, le soleil s'avançait.
Moi, toujours tout rempli de l'amour de ma Dame, J'ardais plus que jamais dans le fond de mon Ame De ramener mes yeux sur son divin portrait.
Et si l'art a su faire, ainsi que la nature.
En chair vivante ou bien en vivante peinture,
Des appâts pour saisir notre âme par les yeux.
Ces appâts ne sont rien, réunis tous ensemble. Près du plaisir céleste, auquel rien ne ressemble. Qui me ravit, tourné vers son front radieux.
Et la force puisée en sa prunelle douce
Du beau nid de Léda me détache et me pousse
Vers le Ciel dont le cours est le plus emporté.
Ce Ciel, il est partout uniforme en sourire. En hauteur, en éclat, et je ne saurais dire En quel endroit précis mon vol fut arrêté.
374 CANTO XXYII.
Ma ella, che vedeva il mio disire, Incoininci6 ridendo tanto lieta, Cbc Dio parea nel suo volto gioîre :
I^ natura del moto, che quieta
Il mezzo, e tutlo Y altro intorno muovo,
Quinci comincîa, come da sua me fa.
E questo cielo non ha altro dove,
Che la Mente divina, in che s' accende
1/ amor, che *1 volge, e la virtù, ch' ei piovc.
Ltice ed amop d' un cerchio lui comprendc, Si come questo gli altri, e quel precinto Colui che *1 cinge, solamente in tende.
Non è suo moto per altro distinio :
Ma gli altri son misuratî da questo, Si come diece da mezzo e da quinte.
E come '1 tempo tenga in cotai testo Le sue radici, e negli altri le fronde, Omai a te puot* esser manifeste.
0 cupidigia, che i mortali affonde Si sotto te, che nessuno ha podere
Di ritrar gli occhi fuor délie tue onde !
Ben fiorisce negli uomini 1 volere :
Ma la pioggia continua converte In bozzacchioni le susine vere.
Fede ed innocenzia son reperte
Solo ne' pargoletti : poi ciascuna
Pria fugge, che le guancie sien coperte.
tfais Béatrix, voyant ce que mon cœur désire,
^^ommença radieuse, avec un tel sourire
Ju'il me sembla voir Dieu jouir dans îon regard :
( Le mouvement comporte en la sphère céleste, Jn centre fixe autour duquel tourne le reste. ci ce mouvement a son point de départ.
Ze Ciel autour de lui n'a pas d'autre atmosphère
Jue l'intellect divin; c'est la source première
De l'amour qui le meut, des influx qu'il transmet.
La lumière et l'amour lui font une ceinture Comme celle qu'il fait aux autres Cieux, vêture Que comprend seulement celui qui la lui met.
Son mouvement n'a pas de mesure en l'espace. Mais tous les mouvements c'est lui qui les embrasse Comme cinq, comme deux sont embrassés par dix.
Et comment, dans ce Ciel, le temps tout chargé d'âge A sa racine et dans les autres son feuillage. Maintenant fu le dois concevoir, ô mon fils. »
0 convoitise, qui sous tes fatales ondes
Engloutis l'homme, et sous des vagues si profondes
Qu'en haut ne peuvent plus remonter ses regards !
Des volontés du cœur souvent la fleur est belle. Mais l'orage qui tombe en averse éternelle Change la prune saine en des brugnons bâtards.
L'innocence et la Foi n'ont pour unique asile Que les petits enfants, et l'enfant les exile Avant que le duvet n'ombrage son menton.
Talc, balbuzicndo ancor, digiuna, Che poi divora con la liagua sciolta Qualunquecibo, per qualunque luna :
E tal, balbuzicndo, ama, ed ascolta La madrc sua, che cou loqucla intera Disia poi di vederla sepolta.
G>si si fa la pelle bîanca nera Nel primo aspetto délia bella fîglîa Di quel, ch' apporta mane, e lascia sera.
Tu, perché non ti facci maraviglia, Sappi che 'n terra non è chi governi : Onde si sTia Y umana famiglia.
Ma prima che Gennaio tutto sverni, IVr la centesma, ch' è laggiù negletta, Ruggeran si questi cerchi superni,
CJie la fortuna, che tanto s' aspctta, Le poppo volgerà u' son le prore, Si cho la classe correrà diretta :
E >orv> frutto vern\ dopo/I lîore.
!, quand la bouche est bégayante encore ; B déliée, au hasard on dévore >ôce de mets, et dans toute saison.
it, on aime, on écoute sa mère,
possession de sa voix tout entière,
•te, en son linceul, qu'on souhaite la voir.
;i que noircit la peau belle et vermeille 3 du Jour ^, qui, lorsqu'il se réveille, le matin et part laissant le soir.
>ur t'expliquer un si triste mystère, le nul ne tient le gouvernail sur terre : rquoi la famille humaine va sombrant.
it qu'en raison du chiffre qu'on néglige, l'hiver Janvier vers l'été se dirige \ etentira d'un cri si déchirant
)rtune qui laisse dormir sa roue
ournera les poupes à la proue.
is le bon chemin la flotte alors courra,
i, le vrai fruit, après la fleur viendra.