‹ La divinité de Jésus-Christ (volume 2)Chapitre 23 sur 73 · NOUVEAU TESTAMENT · texte numérisé non relu

NOUVEAU TESTAMENT

L'authenticité des Evangiles est maintenant hors de toute atteinte. La critique , qui a ses règles comme tontes les sciences, a établi cette authenticité par des preuves irréfragables, et un des derniers incrédules de l'Allemagne protestante, qui atait fondé tout son système sur l'absence de documents contemporains relatib à Thistoire de Jésus-Christ , vient d'être obligé de' confesser que TEvangile de saint Jean , qui ne fait que confirmer les trois autres, était d'un témoin oculaire.

Les auteurs des quatre Evangiles étaient d'origine juive , le naissance et de condition vulgaire , dépourvus de connaissances et de littérature; ils vivaient dans les derniers temps de la république Juive, avant la destruction de Jérusalem, et ils forent le plus souvent témoins oculaires des événements qu'ils ont rapportés.

En tout, ces écrivains montrent une connaissance si exacte et si intime du siècle et du pays où ils placent la vie de Jcsas, qu*on est contraint d*y reconnaître des auteurs contemporains. Plus on entre dans les détails , plus ou étudie Fhistoire des opinions, des habitudes et des mœurs de ce siècle, plus on les retrouve avec évidence dans les quatre évangclirtes.

L'examen de la méthode d'enseignement que suit Jésus- Christ dans ses discours, nous conduit au même résultat. Il parle un langage différent, soit aux Pharisiens, soit aux Sadducéens, soit aux Samaritains. Parle-t-li à ses disciples, s'adresse-t-il au peuple, les enseignements de Jésus supposent alors d'autres auditeurs. C'est par les paraboles que Jésos^Uhrist arrive à faire pénétrer les plus hautes vérités dans les esprits les plus simples.

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Or, l'histoire nous apprend que les PharlsleDS, les Sadd» céens, pensaient, agissaient exactement comme les livra des Evangiles noas les représentent. I

La question captieuse faite à Jésus sur le tribut exigé pi^ [ César , suppose l'époque précise où Jésus a vécu. Plus tard ou plutôt, elle n'aurait aucun sens. Le précepte donné (Lue, ch. 12, V. 50) rappelle avec une grande exactitude la marcha déterminée par le droit romain , de ir^jt/His.

Les rapports de Jésus avec les Publicains nous font mtrouver le système romain des douanes affermées. Il ne peut chasser les changeurs hors des parvis sacrés, sans noni^ rappeler que les argeniarii de Rome aimaient à se placer ^ la porte des temples et au pied des statues des dieux.

Nous retrouvons de même, dans remploi des monna^ grecques et romaines, la plus grande exactitude et le raji. port le plus parfait avec la position de la Judée au temps ds Jésus-Christ. On y voit les nouveaux impôts évalués dans In monnaie du peuple qui avait soumis la Judée à son onpire.

Les travaux des savants modernes , leurs recherches ém dites, les témoignages des auteurs profanes, comparés et: discutés avec soin , aboutissent tous au même résultat , celai de Tauthenticité des livres du Nouveau-Testament.

Le savant Hugh, dans son ouvrage sur l'authenticité du Nouveau-Testament , a porté la solution de cette question aa plus haut degré d'évidence, eu étudiant les témoignages puisés dans les écrits des hérétiques des deux premiers siècles, et que Ton peut considérer en quelque sorte comme contemporains. Il dresse le catalogue des hérétiques ou des ennemis du christianisme, qu'il contraint à déposer en faveur de la foi dont ils sont les adversaires. Il cite entre autres Celse, Tatien et Julius Gassien, Théodote le Gnostique; Marcion, hérétique fameux, Ptolomée et Héracléon, les YalentinienS; les Ebionites, Basilide et Isidore^ chefs des sectes gnostiques.

DE JÉSUS-CHIIST. S»

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