‹ La divinité de Jésus-ChristChapitre 36 sur 152 · LE LECTEUR · texte numérisé non relu

LE LECTEUR

Vous ressemblez fort, en ce moment, à un erCique m«lgré hd; et vous êtes bien heureux que Molière n'ait pas eu le sens prophétique.

En vérité, c'est la seule manière de caractériser le ridicule par lequel ces messieurs se tirent de leurs aveux.

Qu'est-ce que cette espèce de scs prop]étiq«e qui, à vingt siècles de distance, anticiperait la vue des erCements les plus iuimaginables, et cependant les plus circonstanciés; ce sc(s, dont le sémite seul serait par »oments merveillet«sernet doué dans toute la race humaine, et qui, à vrai dire, n'aurait été départi qu'à une , •  douzaine de senutes, le serait-ce pas là une dérogatiou à l'bfexibilité du re'gime gén«'ral «le la nat«re plus inconce'«able mille fois que le miracle, puisqu'dle partirait du sein même de la nature, et non de la toutepuissance qui la régit? Et puis, ce serait ce sémite qui, depuis dix-huit siècles, est précisément un prodige d'aveuglement dans le monde, qui aurait été doué d'une telle clairvoyance; qui aurait eu le sens de précoir ce qu'il n'a pas eu le sens de voir, son propre ddsastre? Enfin, comment la prophétie est-elle à vos yeux un vrai prodige, un vrai miracle, que vous rejetez pour ce motif quand vous croyez pouvoir contester l'antériorité de la prédiction, comme celle de Je:sus ur Jrusal(m, e!

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cesse-t-elle de l'6tre du moment que cette antériorité est incontestable? COlnment, alors, à cinq, sept et 'dngt siècles de distance, la prédiction est-elle moins Connante qu'à cinquante ans de l'événement, et comment,. en grandissant, s'amoindrit-elle?

En vérité, on ne discute pas ces choses-là : on en profite.

Elles montrent, en cil'et, ce qu'il faut croire d'absur- (lit6s pour ne pas croire i des merveilles; et que telles sont les preuves (le notre foi, qu'il faut s'y rendre, sons peine de d6raisomer.

Les prophéfies, en particulier, ont été disposAes à cette fin expresse, de réduire l'impiét6 à cette extrémité;de la mettre au pied du mnr, en lui retirant toute excuse, et en la laissant, je ne dis pas sans raison, mais s;ms prétexte.

L'Autenr lui-même des prophéties s'en est expliqué ainsi :

« Approchez, dit-il à l'impie, et disputons ensem- « ble.

« Qui a fait entendre les choses depuis le commen- « cernent? qui a prédit les choses dès lors? n'est-ce pas « moi qui suis le Seigneur ? Moi, qui annonce depuis « le commencement les choses qui ne doivent arriver « qu'à la fin, et longtemps auparavant ce qui n'a pas

. lsaïe, ch. XLV, 21.

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