Actes, v
passion et de leçon, qui empoisonne tout le charme des plaisirs coupables, par le tableau de ce qu'ils ont coûté de douleurs, se réfiécht ainsi dans l'me de M. leuan :
« Une grande tristesse paraît, en ces derniers jours, « avoir rempli l'Lme d'ordinaire si gaie et si sereine de « .lésus... La nature humaine se rûveilla un moment. Il « se prit peut-être à douter de son teuvre... Se rappela- « t-il les claires [ontaines de la talilée, oit il auraitpu « se ra[rachir; la vigne et le figuier sous lesquels il « avait pu s'asseoir; les ]eunes/qlles qui auraient peut- « être co»senti à l'aimer? Maudit-il son âpre destinée, « q,i lui avait interdit les joies concédées à tous les « atttres? llegretta-t-il sa trop haute nature, et, victime « de sa grandeur, pleura-t-il de nëtre pas resté un « simple artisan de Nazareth? On l'ignore '. » Le sang monte au visage, et les sueurs viennent au front à la lecture de ces lignes inqualifiables. On se demande pour qui M. llenan les a écrites? J'allais dire pour des filles d'opéra; mais je leur demande pardon d'avoir eu cette pensée. Je ne connus personne que lI. llenan, dont elles n'offensent pas la dignité morale, le sens et le goût ; et encore lui-même a trop de ce goût qu'elles soulèvent, pour que la raison d'art n'ait pas été scie,riment scriliée ici au seul calcul de l'impiété