LES APOTBSS ST L'ÉGLISE
même de Dieu. Quand l'incrédulité croit pouvoir nier le surnaturel, elle coule le moucheron ; quand il est par trop manifeste, elle avale Téléphant.
La tradition est également avouée par M. ftenan.
<x Jésus gardait évidemment pour les douze des se- « crets qu'il leur défendait de communiquer à tous... « Ce qu'il y a de certain, c'est qu'il avait pour les apô- « très des enseignements réservés ^.. Inutile de faire « observer combien l'idée d'un livre religieux, renfer- « mant un code et des articles de foi, était éloignée de c( la pensée de Jésus. Non-seulement il n'écrivit pas, c( mais il était contraire à l'esprit de la secte naissante « de produire des livres sacrés... Les Évangiles eurent « d'abord un caractère privé et une autorité bien c< moindre que la tradition*''... Il cherchait de toute (( manière à étabUr en principe que ses apôtres, c'était « lui-môme*... »
Toutefois M. Renan n'admet pas qu'il y ait eu dans l'enseignement de Jésus aucune trace de morale appliquée^ nulle théologie non plus, nul symbole, nul sacrement.
Mais tous les textes évangéliques se dressent contre cette négation.
On y voit et on y Ut manifestement :
i. Vie de Jésus, p. 291, 292.